Tristane Banon sur Canal+: "Moi ma légèreté je l'ai perdue en 2003"

Capture d'écran du Grand Journal sur Canal+ avec Tristane Banon comme invitée ce lundi
Capture d'écran du Grand Journal sur Canal+ avec Tristane Banon comme invitée ce lundi - © Canal+

Après Dominique Strauss-Kahn ce dimanche soir sur TF1, c'était au tour de Tristane Banon de réagir ce lundi soir dans Le Grand Journal de Canal+. Accompagnée de son avocat, elle est revenu sur les faits et les raisons de sa démarche.

"Je suis navrée pour lui, mais moi ma légèreté, je l'ai perdue le 11 février 2003", a déclaré Tristane Banon alors que la chaîne venait de rediffuser la séquence où Dominique Strauss-Kahn (DSK) explique dans le JT de 20h sur TF1 qu'il a perdu sa légèreté pour toujours. 

Accompagnée de son avocat, celle qui a déposé plainte contre DSK pour tentative de viol affirme qu'à l'époque elle a échappé de peu au viol : "Si je n'avais pas eu beaucoup de chance cela se serait terminé par un viol". 

"Ce monsieur m'a fait venir dans son appartement sans me dire que c'était une garçonnière (...) pour un complément d'interview (...) lorsque je suis arrivée, il a fermé la porte à double tour et il a laissé la clé sur porte et très vite on s'est battu, cela a mal tourné", a-t-elle expliqué.

Sa mère n'est d'ailleurs pas la seule à l'avoir dissuadée à l'époque de porter plainte, "tout le monde m'a dit de ne pas porter plainte". Et d'ajouter : "Quand je vois la façon dont j'ai été broyée aujourd'hui, je me dis que si j'avais porté plainte à l'époque je serais au nombre des suicidés".

Aujourd'hui, si elle est enfin décidée à aller jusqu'au bout, c'est parce que trop d'affaires ont refait surface et qu'elle veut pouvoir tourner la page une fois pour toute. C'est aussi l'occasion, selon elle, de dénoncer "un vrai problème", la manière dont on traite les femmes victimes de violences sexuelles. 

"Je n'ai rien à gagner à tout ça", a t-elle encore déclaré tout en reprochant à TF1 d'avoir offert "20 minutes" à DSK "comme s'il était une rock star". "Cela m'a fait mal. Il n'a même pas eu un mot pour moi ou Nafissatou Diallo".   

Un entretien conclu sur une surprenante comparaison entre les excuses de DSK dans le journal de 20h sur TF1 ce dimanche et celle de Bill Clinton à l'époque du scandale "Monica Lewinsky". Si les deux hommes ne parlent pas la même langue, ils ont dit quasiment la même chose. 

C. Biourge
 


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