"Toujours aussi courtois les Français", un journaliste de la VRT interrompu en plein direct

"Toujours aussi courtois les Français", un journaliste de la VRT interrompu en plein direct
"Toujours aussi courtois les Français", un journaliste de la VRT interrompu en plein direct - © Tous droits réservés

Eminent journaliste sportif au sein de la rédaction de la VRT, Renaat Schotte se souviendra longtemps de cette interview du Français Julian Alaphilippe au départ de l'épreuve en ligne du championnat du monde de cyclisme au Royaume-Uni.

Sous la fine pluie du Yorkshire, nous sommes à quelques minutes du départ. En direct, la VRT, via son envoyé spécial Renaat Schotte, questionne, en français dans le texte, l'un des principaux favoris au maillot arc-en-ciel de champion du monde, Julian Alaphilippe. "Un parcours moins long est-il un avantage pour vous ?". Le numéro un mondial français embraye, "il faut s'adapter (…) il va y avoir encore plus de tours de circuit donc ça risque d'être encore plus difficile."

Sa réponse achevée, le journaliste de la VRT tente alors de formuler une seconde question. "Contre Van der Poel...", mais il s'interrompt brusquement. La raison : une question posée simultanément par un confrère. Micro de France Télévisions en main, l'homme coupe brutalement court à l'interview du journaliste flamand. "Moi je ne comprends pas si on me parle des deux côtés", réagit aussitôt Alaphilippe, visiblement quelque peu embarrassé par la situation.

Renaat Schotte lui ne cache pas son agacement. En flamand cette fois, il prend les téléspectateurs à témoin, "toujours aussi courtois les Français", avant de conclure dans la langue de Molière "Merci les collègues de France Télévisions." Une formule ironique, empreinte de sarcasme, qui laisse à penser que ce type de comportement quelque peu "antisportif" n'est pas sans précédent dans les coulisses des courses cyclistes.

La réponse du journaliste de France Télévisions, Rodolphe Gaudin, ne s'est pas faite attendre. Sur Twitter, le Français se justifie : "dommage que l’extrait ait été coupé car on aurait vu les secondes précédentes que j’attendais patiemment de pouvoir poser moi aussi une question". Il ajoute qu'il est "difficile de privatiser un coureur" dans ces conditions, c'est-à-dire à quelques secondes du départ de la course. Dans un second tweet, il précise d'ailleurs que quelques minutes avant l'extrait, il s'était lui-même fait "bordurer" par... un journaliste de Sporza, pour avoir une interview de Greg van Avermaet. "J’ai laissé faire et je l’ai eu derrière, et j’en ai pas fais tout un tweet", conclut-il avec sarcasme.

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