Téléphonie mobile à l'étranger: bientôt la fin des frais de roaming

Comme chaque année au 1er juillet depuis maintenant 3 ans, les frais d’itinérance sont à la baisse. Loin d’être un choix commercial, il s’agit d’une obligation faite par la commissaire européenne Neelie Kroes.

Les obligations des opérateurs  

Les opérateurs télécoms sont soumis à plusieurs obligations à l’égard des consommateurs qui traversent les frontières. La plus connue est l’envoi d’un SMS d’information sur les tarifs lors de l’entrée dans un pays européen.

Chaque opérateur doit aussi bloquer les transferts de données au-delà de 50 euros HTVA pour éviter le "Bill Choc" (la facture qui tue) au retour des vacances. Un SMS d’information doit encore être expédié lorsque le montant de 50 euros est presque atteint (à 75% et 100%).

Et enfin, ils doivent envoyer un SMS d’information lors du premier usage "data" effectué à l’étranger. Tout cela ne concerne que la zone européenne.

Nouveaux tarifs pour les vacances

Dès le 1er juillet, le prix de l’appel passé avec son GSM dans un pays de l’UE (depuis la France par exemple) passera de 35 cents à 29 cents la minute (TTC). Le prix d’un appel reçu descend de 11 cents à 8 cents la minute.

Le prix d’un SMS envoyé passe de 11 à 10 cents et tout SMS reçu à l’étranger est gratuit.

Dans la zone européenne, il est donc intéressant de communiquer par SMS ou de se faire appeler plutôt que d’appeler soi-même.

Surfer à l’étranger: encore hors de prix

Pour le transfert de données (surfer, télécharger, échanger des mails, regarder des films en ligne), les prix sont aussi à la baisse, mais cela reste encore élevé. Les réductions imposées par la Commission ne datent que de l’an dernier.

Aujourd’hui le tarif maximum autorisé est encore de 85 cents par Mo (TTC). A peine de quoi envoyer 100 mails (sans fichier attaché) ou consulter 50 pages web.

En juillet, ce tarif passera à 54 cents/Mo avant de chuter à 24 cents en juillet 2014.

2015 pourrait être une année historique

Neelie Kroes, la commissaire européenne chargée des Nouvelles technologies, en parlait depuis des années. Elle est maintenant passée à l’acte en annonçant sa décision d’abolir purement et simplement le surcoût du "roaming" en Europe.

Elle voudrait avoir fait accepter cela par le Parlement européen avant mai 2014, juste pour lui donner un beau coup de pub avant les élections.

Selon son agenda, la proposition de Neelie Kroes devrait être connue durant l’été (en juillet, ou au début septembre 2013). Le texte pourrait alors être adopté vers Pâques 2014 et sa mise en œuvre s'étaler sur 2015 et 2016. Ensuite, les coûts de d’itinérance auraient vécu. En attendant, avant de partir en vacances, il est conseillé de visiter le site de son opérateur. Tous proposent actuellement des options pour payer "un peu moins" lorsque l’on communique depuis l’étranger.

Quelques trucs pour payer moins

En attendant 2015, il est conseillé, avant de partir en vacances, de visiter le site de son opérateur. Tous proposent actuellement des options "estivales" pour payer -un peu- moins lorsque l’on communique depuis l’étranger.

Souvent l’opérateur propose des options de roaming permettant de choisir un pays favori (En Europe, mais aussi en Turquie, au Maroc et aux USA). Pour 3 euros par mois la réduction tarifaire est de 33% pour les appels émis et 17% pour les appels reçus.

Un autre opérateur propose une option gratuite qui limite le coût d’un appel étranger au tarif d’une communication nationale grevé d’un coût de connexion par appel (un demi-euro). Cette formule est intéressante pour les conversations de plus de 10 minutes.

Un troisième opérateur permet d’obtenir sur simple demande 150 Mo pour 15 euros, soit un tarif 5 fois inférieur au prix maximum autorisé.

Un quatrième opérateur s’offre un coup de pub en réduisant ses prix de 50% sur les tarifs régulés, mais uniquement en juillet et août.

Quoi qu’il en soit, surfer à l’étranger demeure coûteux. Hors Europe, les prix explosent à 3, voire 5 euros le Mo. A ces prix-là, mieux vaut surfer pour de vrai.

Jean-Claude Verset

Newsletter info

Recevez chaque matin l’essentiel de l'actualité.

OK