Sylvain Prudhomme remporte le prix Femina avec son roman "Par les routes"

Sylvain Prudhomme remporte le Femina avec "Par les routes"
Sylvain Prudhomme remporte le Femina avec "Par les routes" - © JOEL SAGET - AFP

L’écrivain Sylvain Prudhomme a reçu ce mardi le prix Femina pour son roman "Par les routes". Un roman aux accents mélancoliques sur l’art de l’abandon. "Par les routes" met en scène un homme d’une quarantaine d’années continuellement nommé "l’auto-stoppeur".

En couple avec une traductrice nommée Marie, père d’un petit garçon, l’auto-stoppeur ne peut s’empêcher de partir régulièrement, pouce levé, au hasard sur les routes de France.

Le besoin paradoxal de bouger

L’histoire est racontée par Sacha, un ancien ami. Écrivain, Sacha est venu s’installer dans une petite ville du sud-est de la France sans savoir qu’il y retrouverait son compagnon de jeunesse avec qui, vingt ans auparavant, il avait sillonné le pays en stop.

L’un s’est assagi, l’autre, doux et aimant, a pourtant toujours ce besoin paradoxal de bouger, d’aller voir d’autres ailleurs même si, le plus souvent, ce sont des aires d’autoroutes. "C’était comme s’il avait toujours besoin que sa trajectoire en frôle d’autres", écrit joliment Sylvain Prudhomme en parlant de son personnage.

Au fil des absences de plus en plus longues et fréquentes de l’auto-stoppeur, Sacha se rapproche de Marie et de leur fils Agustin.

Une ode à la liberté

Mais le livre du romancier n’est pas un vaudeville. Ce qu’offre Sylvain Prudhomme, qui a figuré dans les sélections du Renaudot, de l’Interallié et du Grand prix du roman de l’Académie française, est une splendide ode à la liberté. Il existe une multitude d’existences possibles, rappelle l’écrivain.

Le livre est délicat, sans emphase.

Le Femina étranger a été décerné à l’Espagnol Manuel Vilas pour "Ordesa" (Éditions du Sous-Sol) et le Femina de l’essai à Emmanuelle Lambert pour "Giono furioso" (Stock).


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L’Irlandaise Edna O’Brien, qui concourait dans la catégorie Femina étranger avec "Girl", obtient un prix spécial "pour l’ensemble de son œuvre". Et Michel Desmurget, l’un des finalistes pour le Femina de l’essai avec "La fabrique du crétin digital", remporte une "mention spéciale en tant que lanceur d’alerte".

L’an dernier, le prix Femina avait été décerné à Philippe Lançon pour "Le lambeau" (Gallimard).

 

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