Sport/Foot Magazine se met en pause pour trois mois… avant la reprise du championnat

Faute de championnat, Sport/Foot Magazine se met en pause pour trois mois
Faute de championnat, Sport/Foot Magazine se met en pause pour trois mois - © Tous droits réservés

Le confinement pour lutter contre l’épidémie de coronavirus porte un coup dur à la presse. Nous vous en parlions déjà en mars, quand plusieurs quotidiens avaient mis en place des mesures d’économies.

C’est désormais au tour de Sport/Foot Magazine de se mettre temporairement en hibernation. La publication, qui appartient à Roularta Media Group, prépare un dernier numéro qui paraîtra mercredi prochain. Ensuite, les journalistes du titre fondé en 1980 se mettront en pause pour trois mois.

Le personnel tant néerlandophone que francophone de "Sports/Foot Mgazine" sera donc au chômage temporaire. Deux journalistes sont provisoirement transférés au site web.

La faute à des revenus publicitaires en baisse, mais aussi à une absence d’actualité footballistique. Le gouvernement fédéral l’a en effet confirmé mercredi : il n’y aura pas d’événement de masse en Belgique avant le 31 août. Cette annonce enterre encore un peu plus l’idée déjà très compromise d’une reprise de la Pro League.

"On va redémarrer, aucune question là-dessus. La seule inconnue, c’est la date", explique Jos Robben, le directeur du groupe de presse Roularta. La date de la reprise de la publication, à la mi-août ou à la fin du mois d’août coïncidera avec la reprise du championnat.

Des investissements à venir

Pour la suite, le groupe de presse reste confiant dans la presse papier. "On va installer cette année encore une rotative", ajoute Jos Robben qui parle d’un investissement de 20 millions d’euros. "On y croit carrément." Roularta est d’ailleurs l’un des quatre candidats au rachat du groupe l’Avenir.

Sport/Foot magazine n’est pas le seul titre touché par la crise du coronavirus. Même si la presse est pourtant plus lue – notamment sur internet – plus écoutée et regardée depuis un bon mois, on observe une diminution de 50 à 70% des indispensables rentrées publicitaires.

D’où la proposition au gouvernement fédéral du patron du groupe Rossel : Bernard Marchand suggère un crédit d’impôt pour les annonceurs sur leur investissement publicitaire.

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