Sophie Wilmès, Kamala Harris, George Floyd, Donald Trump... : les phrases qui ont marqué l'année 2020

Sophie Wilmès, Kamala Harris, Donald Trump, I Can't breathe
Sophie Wilmès, Kamala Harris, Donald Trump, I Can't breathe - © Collage de photos Belgaiamge

Parmi les déclarations marquantes de l’année 2020, beaucoup concernaient l’événement qui a occupé le devant de l’actualité de cette année : la pandémie du coronavirus. Commençons par celles qui ont été produites en Belgique.

De très nombreux Belges ont suivi les conférences de presse données par la Première ministre Sophie Wilmès afin de détailler les nouvelles mesures décidées par le Conseil national de Sécurité destinées à lutter contre la pandémie.

Sophie Wilmès et le kayak

Le 24 avril 2020, il est déjà presque 22 heures lorsque Sophie Wilmès annonce qu’il sera à nouveau permis de pratiquer des activités sportives en plein air : "le tennis, l’athlétisme, la pêche ou même le kayak, par exemple".

Cette petite phrase sera abondamment commentée sur les réseaux sociaux : "On espérait revoir nos amis, et on nous annonce qu’on va pouvoir faire du kayak". Cela étonnera même les loueurs de kayaks et les clubs de sports nautiques, puisque c’est à la Région wallonne que revient la décision finale.

Quelques semaines plus tard, le 12 juillet 2020, Sophie Wilmès fait preuve d’autodérision en publiant une photo d’elle… en train de descendre la Lesse en kayak.

"Prenez soin de vous et surtout prenez soin des autres"

La Première ministre terminait invariablement son exposé des nouvelles mesures par la formule : "Prenez soin de vous et surtout prenez soin des autres".

Frank Vandenbroucke et "l’électrochoc"

La gestion de la crise du coronavirus a ensuite été reprise par le gouvernement d’Alexander De Croo. Une phrase du ministre de la Santé Frank Vandenbroucke a fait couler beaucoup d’encre. Le vendredi 27 novembre, il est interviewé par la VRT. A la question de savoir pourquoi le gouvernement avait décidé de fermer les magasins "non-essentiels", il répond que "les magasins ne présentent pas un grand risque si les choses se font de manière bien contrôlée". Mais que, "à un moment donné, il faut prendre une décision choc, il faut créer un effet de choc. Cela inclut de dire : 'Fermez immédiatement les magasins non essentiels'". Certains ont cru entendre que le ministre Vandenbroucke avait utilisé le terme "électrochoc" et abondamment commenté, voire critiqué ce mot… qu’il n’a pas prononcé.

Frédérique Jacobs invite à "carrément reporter la fête de Noël en juillet-août quand il fait beau"

Fin octobre 2020, Frédérique Jacobs, cheffe du service d’infectiologie à l’hôpital Erasme est sur le plateau de l’émission "Questions en Prime". Elle invite la population à faire preuve de créativité pour les fêtes de fin d’année : il faut "imaginer des fêtes de fin d’année différentes. Peut-être en plus petit nombre, avec des mesures de distance, ou bien carrément reporter la fête de Noël en juillet-août quand il fait beau. Vous pouvez faire une grande fête dans votre jardin !"

Emmanuel Macron : "Nous sommes en guerre"

Le 16 mars 2020, le président français Emmanuel Macron déclare au cours d’une allocution solennelle à la télévision : "Nous sommes en guerre" contre le coronavirus, avant d’énumérer une longue série de restrictions sur le point d’entrer en vigueur. "Je vous demande d’être responsables tous ensemble et de ne céder à aucune panique", ajoute-t-il. "La France vit un moment très difficile" et "il faudra nous adapter" mais "nous gagnerons", conclut-il.

Donald Trump : "Du désinfectant dans les poumons"

De l’autre côté de l’Atlantique, le président américain Donald Trump propose des solutions très originales pour vaincre le virus. Le 23 avril 2020, au cours d’un briefing à la Maison Blanche, il déclare : "Je vois le désinfectant qui met le virus KO en une minute. Nous pourrions faire quelque chose comme ça par injection à l’intérieur ou presque un nettoyage ? Comme vous le voyez, il pénètre dans les poumons, il y fait énormément de dégâts. Ce serait intéressant de vérifier cela".

"Du désinfectant, est-ce qu’on ne peut pas l’injecter dans les poumons des malades, par exemple ? Évidemment, il faudrait demander à des médecins. Mais cela me semble intéressant", dit-il.

George Floyd : "Please, please, I can’t breathe"

Le 25 mai 2020, George Floyd, un Afro-Américain de 46 ans est arrêté puis plaqué au sol par un policier, qui maintient son genou sur son cou pendant de longues minutes. La scène est filmée par des passants. Au cours de cette vidéo on entend George Floyd supplier le policier de relâcher sa pression : "S’il vous plaît, s’il vous plaît, monsieur. Je ne peux pas respirer, enlevez votre genou de mon cou !". George Floyd est maintenu au sol pendant près de 9 minutes.

Une ambulance vient l’emmener, mais les secouristes ne parviennent pas à le réanimer. Il est déclaré mort moins d’une heure plus tard à l’hôpital. Dans les jours qui suivent cet événement, des émeutes éclatent à Minneapolis et dans d’autres villes des Etats-Unis. Les manifestants scandent "I can’t breathe".

Kamala Harris : "Je ne serai pas la dernière"

Le 8 novembre 2020, Kamala Harris, première femme élue à la vice-présidence des Etats-Unis, prononce un discours qui marquera : vêtue d’un ensemble blanc, symbole du mouvement des suffragettes, elle rend hommage à sa mère arrivée d’Inde aux Etats-Unis à l’âge de 19 ans. "Je pense à elle, aux générations de femmes, noires, asiatiques, blanches, latinas, amérindiennes, qui ont ouvert la voie", dit-elle. Elle salue celles "qui ont sacrifié tant pour l’égalité, la liberté et la justice pour tous, y compris les femmes noires, qu’on regarde trop souvent de haut, mais qui si souvent sont la colonne vertébrale de notre démocratie".

Elle rappelle la longue lutte des femmes pour le droit de vote : "Il y a cent ans avec le 19e amendement, il y a 55 ans avec la loi sur le droit de vote et maintenant, en 2020, avec une nouvelle génération de femmes dans notre pays qui ont déposé leur bulletin dans l’urne et ont poursuivi le combat pour le droit de voter et d’être entendues."

"Je ne serai pas la dernière", promet-elle, "car chaque petite fille qui regarde ce soir voit que c’est un pays de tous les possibles".

Le roi Philippe exprime au Congo ses "profonds regrets pour les blessures du passé"

Le roi Philippe est le premier souverain régnant à exprimer des regrets sur les faits qui se sont passés pendant la période coloniale. Le 30 juin 2020, à l’occasion du 60e anniversaire le l’indépendance du Congo, il adresse une lettre au président de la République démocratique du Congo Félix Tshisekedi. "Notre histoire est faite de réalisations communes mais a aussi connu des épisodes douloureux. A l’époque de l’État indépendant du Congo, des actes de violence et de cruauté ont été commis, qui pèsent encore sur notre mémoire collective. La période coloniale qui a suivi a également causé des souffrances et des humiliations", écrit le descendant de Léopold II. "Je tiens à exprimer mes plus profonds regrets pour ces blessures du passé dont la douleur est aujourd’hui ravivée par les discriminations encore trop présentes dans nos sociétés", assure le roi des Belges à l’adresse du président de la République démocratique du Congo. Le roi Philippe ajoute qu’il entend continuer "à combattre toutes les formes de racisme" et encourage à cet égard "la réflexion qui est entamée par notre Parlement afin que notre mémoire soit définitivement pacifiée".

Le prince Laurent : "Léopold II n’est jamais allé au Congo lui-même"

Quelques jours auparavant, alors que plusieurs statues du roi Léopold II ont été vandalisées et que des pétitions circulent pour demander leur retrait de l’espace public, le prince Laurent répondait à une interview à SudPresse. Il y déclarait que le roi Léopold II "n’est jamais allé au Congo lui-même", ajoutant qu’il ne voyait pas dès lors comment le deuxième roi des Belges "a pu faire souffrir des gens sur place".

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