Rihanna, Pharrell Williams, Axl Rose: ils ne veulent plus que Trump utilise leurs chansons à ses meetings

De plus en plus d'artistes refusent que Donald Trump fasse usage de leurs morceaux lors de ses meetings
De plus en plus d'artistes refusent que Donald Trump fasse usage de leurs morceaux lors de ses meetings - © ISOPIX

Donald Trump a le don de s'attirer les foudres des artistes. Rihanna s'ajoute à la liste des chanteurs qui en ont assez d'entendre leurs chansons lors des apparitions du président controversé. Elle aurait adressé une mise en demeure au chef d'état américain pour non-respect de son droit d'auteur. La star de la musique n'est pas la première à s'en prendre au président.

Entendre "Don't Stop the Music" lors du meeting de Donald Trump, dimanche à Chattanooga aura été la goutte de trop pour Rihanna. La chanteuse a posté sur Twitter, le réseau social préféré du président des Etats-Unis, qu'elle ne voulait pas que son image, ni ses chansons soient associées aux "rassemblements tragiques" qu'il organise. Ces dernières semaines, Donald Trump a enchaîné les apparitions en vue des élections de mi-mandat.

Elle a réagi en fait au tweet d'un journaliste du Washington Post, qui décrivait le meeting du président : "Actuellement, la chanson de Rihanna 'Don't Stop The Music' passe à fond à Chattanooga pendant que des assistants distribuent des t-shirts Trump gratuitement dans la foule", a-t-on pu lire. "Plus pour longtemps", a répondu la chanteuse.

Dans une lettre adressée au Conseil de la Maison Blanche, que le Rolling Stones a pu consulter, les conseillers juridiques de l'interprète de "Umbrella" indiquent au chef d'Etat qu'aucune autorisation n'a été demandée avant l'utilisation des chansons.

"Comme vous êtes ou devriez être au courant, Melle Fenty (NDLR : Rihanna) n'a pas donné son consentement à M. Trump pour utiliser sa musique. De ce fait, cette utilisation est contraire à la loi'", relate le magazine. 

Donald Trump accablé par le monde de la musique

Rihanna n'est pas la première à épingler le président qui aura bientôt presté la moitié de son mandat. Ce week-end, Axl Rose, le chanteur de Guns N'Roses s'était lui aussi plaint que les chansons de son groupe soient utilisées contre son gré lors d'apparitions de l'homme politique.

"Guns N'Roses, comme de nombreux artistes, s'est opposé à l'utilisation non autorisée de leur musique à des événements politiques et a formellement demandé à ce que la musique ne soit pas utilisée à des meetings de Trump ou des événements liés", a dit l'emblématique star du rock dans un tweet.

Avant eux, Pharrell Williams avait lui aussi adressé une mise en demeure au président. Il avait diffusé "Happy" lors d'une prise de parole, le même jour de l'attentat de Pittsburgh qui avait fait 11 morts le 27 octobre 2018. Cela n'avait visiblement pas plu à l'artiste, d'autant plus que la lettre stipulait qu'"aucune autorisation" n'avait été accordée pour passer cette chanson et qu'il "n’accorderait pas à Trump la permission de jouer ou de diffuser sa musique".

On peut également ajouter Steven Tyler, le leader d'Aerosmith, à la liste puisqu'il a protesté à plusieurs reprises après que le magnat de l'immobilier ait utilisé des chansons de son groupe. 

Et en Belgique?

Dans nos frontières aussi, un artiste a déjà protesté afin qu'on ne fasse pas référence à un de ses titres dans la politique. Il s'agit de Roméo Elvis. Un candidat au maïorat d'Ixelles voulait se targuer du slogan "Ixelles Arrive", ce qui n'avait visiblement pas convenu au rappeur belge et chanteur d'un titre appelé "Bruxelles arrive".

L'artiste avait finalement eu gain de cause.

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