Revue des médias : l'hommage de la presse à Jacques Brel

Jacques Brel l'indémodable, Jacques Brel l'éternel. Nous devons tous quelque chose à Jacques Brel Titre De Morgen.

Disparu il y a tout juste quarante ans, le "Grand Jacques" n'a rien perdu de son influence auprès d'une jeune génération de chanteurs explique Le Figaro. Un modèle "stylé" pour les jeunes chanteurs. Un artiste incontournable quand on écrit en français.

"L'émergence d'une nouvelle génération a permis de mettre en évidence la marque profonde qu'il a laissée et la modernité de son travail. Il est comme Bach ou Mozart pour les musiciens classiques ou Picasso et Dali pour les étudiants en art : un artiste qui a changé les choses".

Et pourtant, sa maison de disque ne voulait pas de lui rappelle La DH. "Ce Belge nous fait perdre de l'argent". Son art et sa présence sur scène finiront par convaincre.

Les quotidiens ont d'ailleurs du mal ce matin à résumer, à faire un choix entre les nombreux textes et chansons pour illustrer la vie de Jacques Brel.

Jacques Brel qui nous fait voyager... Sur son île à lui. Hiva Oa, "où Brel a perdu son cœur et où il est enterré" explique De Morgen. Une île où son influence est toujours bien présente. "Là-bas, il est encore en vie" expliquent les habitants. C'est même le voisin de Gauguin.

Cette île, il aimait s'y retrouver, loin de la vie trépidante des capitales européennes. Pour Brel, le temps s’était arrêté aux Marquises. "Le paradis sur terre" écrit Christian Laporte dans La Libre Belgique.

La Libre qui s'arrête aussi ce matin à Zandvoorde en Flandre occidentale. Le petit village d'où est originaire sa famille et qui lui rend hommage.

"De moins en moins de Flamands pointus critiquent le critique encore" écrit le quotidien. "Il y a 30 ans, lorsque Johan Anthierens, éminent publiciste progressiste flamand fit ériger une statue de “Marieke” à Bruges, on craignait le pire tant pour l’œuvre que pour son promoteur. Depuis lors, le temps a fait son œuvre". Brel n’aimait pas les extrémistes. "Sa chanson sur les flamingants en attesta mais il avait compris que leur révolte provenait d’une réelle soumission à la bourgeoisie francophone au XIXe. Et il n’eut de cesse de prôner des solutions de bon sens. Il invita, par exemple, les jeunes Belges à faire la moitié de leur service militaire en français et l’autre en néerlandais."

Enfin, comment ne pas terminer ce voyage par la capitale de ce plat pays qui est le sien. Celle qu'il chanta en 1962. Bruxelles qu'il réinventa à sa manière comme l'explique La Dernière Heure. "Sur les pavés de la place Sainte-Catherine dansaient les omnibus". Oui mais à l’époque des omnibus, la place Sainte-Catherine n’existait pas : c’était un bassin, le cœur du port de Bruxelles.

"Sous les lampions de la place Sainte-Justine" : il n’y a jamais eu de place Sainte-Justine à Bruxelles !

Brel le savait et n’y accordait aucune importance.

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