Pour lutter contre les fake news, Facebook lance sa "War Room"

la War room de Facebook
la War room de Facebook - © Afp

Pour combattre la désinformation, le géant américain a développé une " war room", une salle de réunion a priori comme les autres, réunissant experts en données et analystes en tout genre. Face aux critiques quant à son manque de réactivité (comme lors de l'ingérence russe dans la campagne électorale aux États-Unis), Facebook se devait de réagir. "Facebook est en permanence à l'affut de ces campagnes de désinformation, dans le monde entier et passe son temps à supprimer faux comptes et contenus litigieux", explique Samidh Chakrabarti, l’un des responsables de la plateforme. "Ce genre de centre de commandement sera en mesure de prendre des décisions en temps réel en cas de pire des scénarios."

Un panneau annonce la couleur

Il est peint en rouge. Le texte est court : "Bienvenue dans la War Room". C’est au siège californien du groupe que " la pièce" a été installée. Ses membres n’ont d’autre objectif que de lutter contre la manipulation en tout genre, électorale en particulier. Analystes et experts se font la main en attendant la 1er grande épreuve, les élections législatives américaines de mi-mandat prévues le 6 novembre prochain. Dans un long communiqué publié il y a quelques jours, Mark Zuckerberg, le fondateur de Facebook expliquait que son réseau "est mieux préparé contre les tentatives de manipulation d’élections", ajoutant qu’il faisait face à des adversaires sophistiqués et bien financés, qui ne lâcheront pas et continueront d’évoluer.

Plusieurs journalistes ont été invités à visiter la pièce, véritable salle de crise contre la désinformation. Son directeur n’a pas manqué de vanter les résultats encourageants. "Le jour de l’élection présidentielle brésilienne, nous avons observé une hausse de messages disant que l’élection était reportée à cause de manifestations" a expliqué Samidh Chakrabarti, l’un des responsables du projet. "Nous avons été capables de les retirer avant que l’histoire ne devienne virale." Sans ce nouveau dispositif, le travail de vérification aurait pris plusieurs jours. Avec la War room, cela n'a pris que deux heures à peine.

Pour protéger sa réputation et l’intégrité des scrutins, la War Room doit frapper vite et bien. "Si une personne affirme sur Facebook qu’il est possible de voter par SMS ou qu’un bureau de vote est fermé alors qu’il est ouvert, sa publication a toutes les chances d’être placardisée voire supprimée" prévient le réseau social.

Twitter aussi

Le réseau social a l’oiseau bleu se joint aussi au mouvement. Il annonce plusieurs initiatives dont une permettant de lutter contre les faux comptes. Les profils volés peuvent craindre pour leur matricule! Le réseau a annoncé avoir supprimé une cinquantaine de comptes en août dernier. Des comptes se faisant passer pour des militants républicains. Twitter joue également la transparence. Ce mercredi, il a mis à disposition du public 10 millions de tweets liés à la manipulation russe lors de la présidentielle américaine.

Solution miracle ?

D’aucuns diront que lorsque la boite de Pandore est ouverte, on ne peut plus rien faire. Si l'on en croit une étude publiée le 4 octobre dernier, 80% des comptes Twitter qui ont partagé de fausses informations durant l’élection présidentielle américaine de 2016 sont toujours actifs…

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