Reporters sans frontières: l'hostilité des dirigeants envers les médias se généralise, en Europe aussi

a Belgique fait figure de bon élève (7e place sur 180 pays, +2 par rapport à 2017).
a Belgique fait figure de bon élève (7e place sur 180 pays, +2 par rapport à 2017). - © PHILIPPE LOPEZ - AFP

L'hostilité des dirigeants politiques envers les médias n'est plus l'apanage des seuls pays autoritaires et menace les démocraties, met en garde mercredi Reporters sans frontières (RSF) à l'occasion de la publication de son classement annuel de la liberté de la presse. La Belgique fait figure de bon élève (7e place sur 180 pays, +2 par rapport à 2017), au sein d'un continent européen qui reste celui où la liberté de la presse est la mieux garantie.

Mais des pays comme la République tchèque, la Slovaquie ou Malte dégringolent. Les responsables politiques qui alimentent la détestation des journalistes "jouent avec un feu extrêmement dangereux", insiste l'organisation. Partout dans le monde, des chefs d'Etat démocratiquement élus voient la presse "comme un adversaire pour lequel ils affichent ouvertement leur aversion". On pense bien entendu à Donald Trump, le président des Etats-Unis (45e, -2).

Le continent européen n'est pas épargné. Sur les cinq plus fortes baisses du classement 2018, quatre sont d'ailleurs des pays européens, relève l'ONG basée à Paris: Malte (65e place, -18), la République tchèque (34e, -11), la Serbie (76e, -10) et la Slovaquie (27e, -10).

Le modèle d'information verrouillée chinois (176e), qui s'exporte en Asie, ou celui de la Russie (148e), montrent l'influence grandissante des "hommes forts". Dans des pays autoritaires comme la Turquie (157e) ou l'Egypte (161e), les accusations de terrorisme fleurissent contre tous les journalistes qui ne prêtent pas allégeance au pouvoir.

Publié chaque année depuis 2002, le classement de la liberté de la presse de RSF compare la situation dans 180 pays sur la base de questionnaires soumis à des experts du monde entier et d'une analyse qualitative.

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