Palmarès de Cannes 2018: la Palme d'Or est décernée à Kore-Eda pour "Une affaire de famille"

Palmarès de Cannes 2018: la Palme d'Or est décernée à "Une affaire de famille"
Palmarès de Cannes 2018: la Palme d'Or est décernée à "Une affaire de famille" - © VALERY HACHE - AFP

Ce 19 mai marque la fin de cette 71e édition du Festival de Cannes, un festival clôturé par la cérémonie de remise des prix, dont voici le palmarès.

Palme d'Or : "Une affaire de famille" du réalisateur Japonais Hirokazu Kore-Eda

Grand Prix : "BlacKkKlansman" du réalisateur américain Spike Lee

Prix du jury : "Capharnaüm" de la réalisatrice libanaise Nadine Labaki

Palme d'or spéciale : Jean-Luc Godard, le grand absent du festival d'année en année, pour "Le livre d'image"

Caméra d'Or : "Girl", le film du réalisateur belge Lukas Dhont 

Prix d'interprétation masculine : l'acteur italien Marcello Fonte pour son interprétation dans "Dogman"

Prix d'interprétation féminine : l'actrice kazakhe Samal Esljamova pour son rôle dans "Ayka" de Sergueï Dvortsevoï

Prix de la mise en scène :  "Cold War" du réalisateur polonais Pawel Pawlikowski

Prix du meilleur scénario : Alice Rohrwacher pour "Lazzaro Felice" et Nader Saievar pour "Se Rokh

Mention spéciale du court métrage : "Yan Bian Shao Nian" du réalisateur Chinois Wei Shujun

La soirée a débuté par une allocaution de l'actrice italienne Asia Argento, une des accusatrices d'Harvey Weinstein, qui est montée sur scène samedi en affirmant que le producteur américain accusé de viols et d'agressions sexuelles ne serait "plus le bienvenu" sur la Croisette.

Le réalisateur franco-suisse Jean-Luc Godard, qui présentait "Le Livre d'image" a pour sa part été récompensé d'une Palme d'or spéciale "à un artiste qui fait avancer le cinéma", qui "a repoussé les limites, qui cherche sans arrêt à définir et à redéfinir le cinéma", a expliqué Cate Blanchett.

Première palme d'or japonaise depuis "L'Anguille" de Shohei Imamura en 1997, "Une affaire de famille", qui a ému la Croisette, raconte l'histoire d'une famille qui vivote et chaparde dans les magasins et recueille une fillette maltraitée.

"A chaque fois que je viens ici, que je suis invité au Festival de Cannes, je me dis que c'est vraiment un endroit où l'on reçoit beaucoup de courage", a souligné Hirokazu Kore-Eda en recevant son prix.

"Je ressens aussi de l'espoir, l'espoir peut-être que grâce au cinéma les gens qui habituellement s'affrontent, les mondes, les pays qui s'affrontent, peuvent peut-être se rejoindre. Je vais donc accepter, recevoir ce courage et cet espoir que j'ai reçus ici", a-t-il ajouté.

Le réalisateur a dit aussi vouloir partager son prix "avec les deux réalisateurs qui n'ont pas pu être présents ici à Cannes", l'Iranien Jafar Panahi et le Russe Kirill Serebrennikov, tous deux interdits de voyager à l'étranger, et avec "les jeunes réalisateurs qui commencent dans le métier et qui vont nous créer beaucoup de beaux films à l'avenir".

Sujet JT 19h30 19 mai :

Newsletter info

Recevez chaque matin l’essentiel de l'actualité.

OK