Quatre choses imaginées par la série Black Mirror qui sont (presque) devenues réalité

La vidéo d’une minute postée sur les réseaux sociaux par Netflix vise avant tout à faire la promotion de la nouvelle saison de "Black Mirror". Mais son contenu n’en est pas moins troublant. Ou quand la fiction rejoint la réalité.

Black Mirror, c’est cette série imaginée par Charlie Brooker et initialement diffusée en Grande-Bretagne sur la chaîne Channel 4. Les droits ont ensuite été rachetés par Netflix qui a produit plusieurs épisodes. Avec toujours cette même idée : raconter des histoires qui mettent en évidence les dangers de la technologie dans un futur très proche.

Metalhead : les "robots tueurs" bientôt parmi nous ?

Dans "Metalhead", épisode intégralement tourné en noir et blanc, les personnages sont poursuivis par des robots tueurs impitoyables. Des robots qui ne sont pas sans rappeler les créatures électroniques de l’entreprise Boston Dynamics, comme on peut le voir dans la vidéo ci-dessous.

La question des "robots tueurs" pose de nombreuses questions éthiques. En Belgique, la commission Défense de la Chambre a d’ailleurs approuvé en juillet 2018 une résolution demandant au gouvernement de veiller à ce que l’armée belge n’utilise pas de robots-tueurs dans le cadre de ses opérations.

Arkangel : quand "big mother" surveille son enfant

L’épisode "Arkangel", c’est l’histoire d’une mère qui contrôle l’existence de sa fille au point de lui implanter une puce sous la peau pour mieux la surveiller. En suède, le concept existe déjà dans la vraie vie depuis plusieurs années.

La vidéo promotionnelle de Netflix épingle d'ailleurs un article du média français BFM indiquant qu'"en Suède, la puce sous la peau entre dans le quotidien". Le but de cet implant : remplacer notamment les clés, les cartes de visite, ou encore les billets de train.


►►► À lire aussi : En Suède, la puce à la main


 

"Nosedive" : souriez, vous êtes notés

Imaginez un monde où nous serions tous noté.e.s en fonction de notre politesse, de notre efficacité ou de notre solvabilité… L’idée est au cœur de l’épisode "Nosedive" où une jeune femme connaît une lente descente aux enfers à force d’accumuler les mauvaises évaluations dans sa vie de tous les jours.

En Chine, le concept existe déjà. Comme nous l’écrivions en mars 2018, "le Parti communiste chinois teste depuis 2014 un système de 'note sociale' pour contrôler au mieux sa population. Le système devrait être entièrement opérationnel en 2020."

"Be right back" ou l’intelligence artificielle au service des morts

Comment surmonter la perte d’un être cher ? En le ramenant à la vie… ou presque. Le concept sert de base à l’épisode "Be right back". Une femme commande un robot plus vrai que nature qui ressemble à son mari et s’exprime comme lui. L’humanoïde a "appris" à s’exprimer comme le disparu en puisant notamment dans son historique de conversations sur les réseaux sociaux. Un concept en passe de devenir réalité ? "L’intelligence artificielle commence à faire parler les morts", titrait en mars 2018 le site internet lesechos.fr.

Depuis le décès de son père en 2017, James Vlahos entretient avec lui une discussion via Facebook Messenger. Le tout grâce à un "bot" (un logiciel qui interagit automatiquement avec l’utilisateur sous forme par exemple de conversations par chat) "Pour le programmer, ce journaliste américain a profité des derniers mois de vie de son père pour enregistrer leurs conversations. Sa passion pour le football américain, les origines grecques de sa famille, l’histoire de son premier chien", détaille l’article des Echos.

"Black Mirror" quand la réalité rejoint la fiction

Newsletter info

Recevez chaque matin l’essentiel de l'actualité.

OK