Prism: téléphone et internet sous écoute au "Juste Lipse" à Bruxelles

Un manifestant à Hanovre le 29 juin avec une pancarte portant l'inscription "Quand l'injustice est la loi, la résistance devient le devoir".
Un manifestant à Hanovre le 29 juin avec une pancarte portant l'inscription "Quand l'injustice est la loi, la résistance devient le devoir". - © Peter Steffen

Selon l'hebdo allemand "Der Spiegel", l'Union européenne a fait partie des cibles de l'agence de surveillance électronique américaine NSA, accusée d'espionner les communications électroniques mondiales dans le cadre du programme Prism.

Der Spiegel fonde ses accusations sur des documents confidentiels dont il a en partie pu avoir connaissance grâce à l'ancien consultant américain de la NSA Edward Snowden, à l'origine des révélations sur Prism.

Dans l'un d'eux, daté de septembre 2010, classé "strictement confidentiel", la NSA décrit comment elle espionnait la représentation diplomatique de l'Union européenne à Washington.

Il s'agissait non seulement de micros installés dans le bâtiment, mais aussi d'une infiltration du réseau informatique qui lui permettait de lire les courriers électroniques et les documents internes.

La représentation de l'UE à l'ONU était surveillée de la même manière, toujours selon ces documents, où les Européens sont explicitement désignés comme des "cibles à attaquer".

La NSA avait même étendu ses opérations jusqu'à Bruxelles. Il y a "plus de cinq ans", écrit Der Spiegel, les experts en sécurité de l'UE avaient découvert un système d'écoutes sur le réseau téléphonique et internet du bâtiment Juste Lipse, principal siège du Conseil de l'Union européenne, et qui remontait jusqu'au quartier général de l'Otan, en banlieue de Bruxelles.

En 2003, l'UE avait confirmé la découverte d'un système d'écoutes téléphoniques des bureaux de plusieurs pays, dont la France et l'Allemagne. Mais il est difficile de savoir s'il s'agit de cette histoire dont parle l'article de Der Spiegel.

Mercredi, l'Union européenne a demandé aux États-Unis de lui fournir "aussi vite que possible" des réponses à ses questions sur le programme de surveillance américain Prism.

Belga

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