Pour garder son public, Facebook doit continuer à miser sur le mobile

Depuis que Facebook est entré en Bourse, des études prédisant la disparition du réseau social sont régulièrement publiées. Des chercheurs de l’université de Princeton prévoyaient il y a peu que, entre 2015 et 2017, Facebook allait perdre 80% de ses abonnés. Mais cette recherche se basait sur des modèles statistiques utilisés en épidémiologie appliqués à Google Trends, en comparant Facebook à MySpace. Elle ne tenait pas du tout compte de la consultation via smartphone ou tablette. Le réseau social a facilement pu contester cette étude universitaire en démontrant, grâce à la même méthodologie, que l’université de Princeton allait disparaître d’ici 2021. Et même qu’il n’y aurait plus d’air sur la Terre en 2060…

Toujours est-il qu’une partie la jeune génération, les 13 à 24 ans, semble se désintéresser de Facebook, préférant d’autres réseaux sociaux, plus "cool", ou plus ciblés vers les adolescents, comme Twitter, Snapchat, WhatsApp ou Ask.fm. Et surtout où ils risquent moins de croiser leurs parents, voire leurs grands-parents. Un autre motif de désaffection pourrait aussi être le manque de transparence sur l’utilisation des données privées par Facebook.

Paper

Mais Facebook ne semble quand même pas encore à l’agonie. Peut-être grâce au fait que l’entreprise de Mark Zuckerberg a investi vers les applications mobiles, et est parvenu à y intégrer la publicité. C’est clairement là qu’est l’avenir. C’est pour cela que Facebook vient de lancer pour ses utilisateurs américains l’application "Paper", une sorte de journal en ligne qui permet de consulter et de partager des articles de journaux et d’autres contenus via un smartphone. Le design en est très soigné, et l’on peut en personnaliser l’apparence.

Une étude publiée lundi par l’institut de recherche Pew, révèle que les utilisateurs américains de Facebook détestaient découvrir sur le réseau des contenus qui les concernent, par exemples des photos publiées sans leur autorisation. Par ailleurs, ils fuient les personnes qui partagent trop d'informations sur elles-mêmes.

Pourquoi va-t-on sur Facebook?

Quelque 27% des sondés disent aussi ne pas aimer que des tiers voient des publications ou des commentaires qui ne leur étaient pas destinés, et 24% regrettent la tentation ou la pression d'en dire trop sur eux-mêmes.

Mais pourquoi vont-ils sur Facebook ? Surtout pour regarder les photos et les vidéos de leurs amis (47% d’entre eux).

D'après le portrait qu'en dresse le Pew, l'utilisateur américain de Facebook a en moyenne 338 amis, il "aime" ou commente souvent les publications de ses contacts (44% des sondés "aiment" et 31% commentent une fois par jour, et respectivement 29% et 15% le font plusieurs fois par jour) mais il est beaucoup moins prompt à mettre son propre statut à jour (10% le changent tous les jours, et seulement 4% plusieurs fois par jour).

A.L. avec agences

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