Poster des vidéos de ses enfants sur internet: un vrai business

En Belgique, la législation es plus poussée qu'en France.
En Belgique, la législation es plus poussée qu'en France. - © Tous droits réservés

Faire des photos de ses enfants en train de rire, manger, jouer, un grand classique de la majorité des parents. Certains vont plus loin en créant des chaînes YouTube entièrement dédiées aux faits et gestes de leur progéniture. Derrière certaines d'entre elles, quelques réels business qui amènent des nouveaux enjeux et des nouveaux questionnements avec cette inconnue : que retirent ces enfants de ces vidéos ? Sont-ils vraiment consentants ? Une association française émet des doutes et saisit la justice, rapporte Le Monde

Un enfant qui rit dans une attraction d'un parc célèbre, un autre qui ouvre et monte un jouet à la mode. Les vidéos de ce type se retrouvent par millions sur internet. La cible ? Les jeunes enfants qui se promènent sur YouTube. L'objectif ? Leur donner l'envie d'acheter ces jouets et d'aller dans ces lieux.

Maltraitance infantile?

L'Observatoire de la parentalité et de l'éducation numérique, une association française dénonce et veut, au même titre que pour le travail des enfants à la télé et au cinéma, qu'un cadre légal soit définit. Pour l'instant, il n'en est rien et aucune législation n'est prévue pour protéger ces enfants. 

Il faut dire que le sujet est délicat puisqu'on parle quand même de travail d'enfants, voire, dans certains cas extrêmes, de maltraitance. L'Observatoire va plus loin en précisant que ces vidéos ne sont pas uniquement une activité de loisir, mais également un travail à ce jour non encadré.

Certains parents arrêtent même de travailler pour se lancer dans ces projets à 100 %. Cela signifie qu'ils gagnent de l'argent via le système de publicité de YouTube et, quelque part, sur le dos de leurs bambins.

Et en Belgique?

En Belgique, le phénomène est encore assez marginal. Et ce qu'il faut savoir, c'est que la Belgique a une loi plus stricte que ses voisins français. En 2009, la dernière réforme avait légiféré sur certains cas "nouveaux" comme les concours de miss par exemple. Elle n'intègre donc pas formellement le cas des vidéos YouTube mais pour le délégué général aux droits de l'enfant, la loi belge protège plus les enfants chez nous qu'en France. Bernard Devos, délégué général aux droits de l'enfant, estime tout de même le dossier très complexe.

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