Plusieurs journaux s'inquiètent de la situation en République démocratique du Congo (revue de presse)

En RDC, la Commission électorale nationale indépendante annonce sans rire que certaines circonscriptions ne pourront voter qu'au mois de mars 2019, alors que le verdict de la présidentielle sera annoncé le 15 janvier. Plusieurs journaux s'inquiètent. 

"La farce congolaise a assez duré", titre La Libre dans son édito.

Le quotidien parle de "mascarade indécente".  "Du surréalisme à l'état brut, qui pourrait susciter l'hilarité" si le sort de 80 millions d’âmes n'y était pas lié.

"Mascarade", c'est aussi le mot utilisé par Colette Braeckman dans l'édito du Soir. 1,2 million de citoyens "viennent d'être froidement zappés de l'élection". Et pourtant ces 3% de l'électorat "auraient pu faire la différence en cas de résultat serré". Un scrutin qui, on le rappelle, devra désigner le président à l'issue d'un seul tour, comme l'a voulu le régime Kabila. Autant dire que "chaque voix aura son importance".

La Belgique obligée de rapatrier 6 enfants de djihadistes qui se trouvent actuellement dans un camp en Syrie. "Il n'y a plus d'excuse pour ne rien faire", c'est l'opinion du Standaard.

Ces enfants nés de parents belges membres de l'Etat islamique n'ont pas demandé à se retrouver là. Il faudrait les rapatrier le plus rapidement possible dit De Standaard. Le ministre de la Justice a dit qu'il étudiait actuellement ce verdict. Mais le quotidien met en garde. Si Koen Geens a l'intention de porter l'affaire en appel, il a intérêt à avoir de solides arguments. Parce que si l'on peut comprendre que la Belgique ne soit pas pressée de rapatrier ces deux mères qui ont sciemment rejoint les rangs de l'Etats Islamique et qui rejettent la société belge, on ne peut pas accepter en revanche que leurs 6 enfants, qui ont légalement droit à la nationalité belge croupissent aujourd'hui dans un camp au Kurdistan syrien.

Au nord du pays, le projet d'introduction d'une taxe kilométrique pour les voitures fait réagir.

Le projet n'est encore qu'à l'étude. C'est au prochain gouvernement flamand qu'il reviendra de trancher dans ce dossier. Mais déjà un groupe d'experts a été chargé d'étudier les possibilités. Et la seule piste envisagée actuellement est celle d'une taxation de tous les véhicules, sur tout le réseau flamand. Ça semble le plus réaliste. Avec éventuellement une pondération selon l'heure et de la voie sur laquelle circule le véhicule. L'objectif est de désengorger certains axes critiques.

Mais pour Het Nieuwsblad, cette formule a peu de chance de susciter l'enthousiasme des Flamands. C'est même tout l'inverse qui risque de se produire. La mesure va provoquer des réactions allergiques. Surtout pour ceux qui n'ont pas d'autres choix que de prendre leur voiture. Il faudra accompagner cette nouvelle taxe par des investissements dans les transports en commun, ou les autoroutes pour vélos, dit le quotidien flamand.

"Il faut investir dans de vraies alternatives". C'est aussi l'avis du Belang van Limburg. Sous peine de faire subir à certains une double peine. Dans le Limbourg ou en Flandre Occidentale par exemple, les citoyens seraient punis deux fois. Non seulement les autorités n'estiment pas important d'y investir dans les transports publics, mais en plus elles vont taxer plus lourdement l'usage de la voiture. Het Belang van Limburg qui rappelle au passage que nous payons déjà aujourd'hui une taxe kilométrique déguisée, à travers les accises extrêmement élevées sur les carburants.

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