Plus un étudiant utilise son smartphone, moins bons sont ses résultats

Plus un étudiant utilise son smartphone, moins bons sont ses résultats
Plus un étudiant utilise son smartphone, moins bons sont ses résultats - © MAURO PIMENTEL - AFP

Une étude belge démontre que l'usage du smartphone chez les étudiants a une influence sur leurs résultats aux examens.
Passer du cours d'économie politique, à un petit post sur Facebook. Réviser un chapitre de psycho avant d'aller relever ses mails. 
Feuilleter un syllabus de droit et aller revoir les photos de la dernière soirée. Le smartphone a fait son entrée dans la vie des étudiants, et donc, forcément aussi dans leur blocus.

3 à 5 fois par cours et 2 fois par heure d'étude

L'Université de Gand et l'Université d'Anvers ont donc décidé de mener une étude : l'usage du smartphone a-t-il un impact sur la réussite aux examens ? 696 étudiants de première année ont été interrogés sur leur pratique du smartphone. Ils ont répondu à un questionnaire sur 9 pratiques différentes, comme relever les mails. Les réponses ont été confrontées aux résultats qu'ils ont obtenu aux examens.
Résultats : les étudiants qui ont un usage du smartphone plus élevé que la moyenne affichent en moyenne 1,1 point de moins sur 20 à leurs examens. Résultats négatifs confirmés si l'on se concentre sur l'utilisation du smartphone pendant les cours et pendant les heures d'étude. En moyenne, les étudiants sondés consultent leur téléphone 3 à 5 fois par cours et 2 fois par heure d'étude.
Plus l'étudiant consulte son smartphone, moins les notes sont bonnes et plus le risque d'échec est élevé.

La peur de manquer quelque chose

Les étudiants considèrent leur smartphone comme un outil de divertissement plutôt que comme une source d'information dans leurs recherches. Un des moteurs qui pousse les étudiants à retourner vers leur smartphone : la peur de manquer quelque chose (fear of missing out). Ne rien manquer de ce qu'il se passe en ligne et interagir avec tout le monde. Forcément cela favorise la déconcentration, d'autant plus que le passage de l'étude au smartphone entraîne également une surcharge cognitive.

Notre mémoire de travail ne peut gérer que 3 ou 4 informations simultanément. Lorsqu’elle en reçoit plusieurs à la fois, le cerveau est submergé par le flux de renseignements qu’il reçoit. La charge cognitive est alors trop importante et le cerveau ne parvient pas à traiter les informations efficacement.

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