Pizzagate: la théorie du complot ne lâche pas Hillary Clinton

Hillary Clinton: le Pizzagate, l'absurde théorie du complot 2.0
Hillary Clinton: le Pizzagate, l'absurde théorie du complot 2.0 - © CHIP SOMODEVILLA - AFP

Internet a encore frappé. Deux semaines après l'élection de Donald Trump comme 45e président des Etats-Unis, sa rivale démocrate se retrouve encore chahutée par les sites d'extrême-droite, réseaux sociaux et autres forums. En cause, un faux réseau pédophile installé dans une pizzeria de Washington. Bien entendu, le tout a été créé de toutes pièces par des trolls. 

Depuis plusieurs semaines, James Alefantis, le propriétaire d'une pizzeria de Washington, est harcelé par des supporters de Trump. Ces derniers l'accusent de protéger des proches de Clinton soi-disant coupables d'actes pédophiles. Tout est parti de rumeurs infondées que la toile s'est empressée de reprendre et d'amplifier, comme ça avait été le cas pour de nombreuses informations pendant la campagne présidentielle.

Une vengeance? 

D'après le site français Slate.fr, James Alefantis pense que le fait qu'il soit l'ex-compagnon de David Brock, un journaliste plutôt de droite et républicain, qui est ensuite devenu soutien pro-Clinton, aurait mis le feu aux poudres. 

Le site français explique également que certains membres d'extrême-droite tentent tout pour discréditer James Alefantis et son établissement. Certains membres auraient été jusqu'à utiliser des photos des enfants d'employés de la pizzeria postées sur les réseaux sociaux, permettant de "prouver" l'existence de ce réseau de pédophilie.

De leur côté, certains employés de la pizzeria ont reçu des menaces de mort et le New York Times a même essayé de rétablir la vérité en publiant un article intitulé "Non, cette pizzeria n'est pas un lieu de trafic d'enfants". Mais la polémique ne semble pas s'essouffler sur les réseaux sociaux parmi les adeptes de la théorie du complot. 

Les fausses informations 

Si l'affaire peut sembler absurde, elle est surtout très révélatrice. La campagne électorale de 2016 aux Etats-Unis a marqué, pour beaucoup d'observateurs, un changement majeur. Jamais auparavant les fausses informations n'avaient autant circulé. Et celles-ci ont même été plus partagées que les informations vérifiées. Certains vont jusqu'à leur attribuer un rôle déterminant dans la victoire de Donald Trump. 

Les plus grands réseaux sociaux, très critiqués lors de l'élection du magnat de l'immobilier, ont fait savoir que plusieurs décisions avaient été prises pour tenter d'endiguer le phénomène. Facebook et Google ont décidé de couper les revenus publicitaires des fausses pages d'informations.

 

 

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