#payetonauteur: victoire des auteurs pour être rémunérés au Salon du Livre

Ces derniers jours, un bras de fer a été mené par des auteurs, notamment jeunesse, sous un hashtag : #payetonauteur. La fronde a été menée par une série d'auteurs et surtout d'autrices qui sont notamment très actives sur les réseaux sociaux. Leur combat : que les auteurs, illustrateurs invités au Salon du livre soient payés lorsqu'ils animent des conférences, des débats, des tables rondes.

Les ras-le-bol a pris différentes formes, sur les réseaux sociaux. Notamment, des photos d'auteurs déguisés en plantes vertes.

Comme cet illustrateur qui écrit. "J’ai la solution : puisqu’à Livre Paris ils n’ont pas de budget pour payer les auteurs en intervention, mais qu’apparemment ils ont de l’argent pour les plantes vertes, on a qu’à tous venir habillés comme ça. 

"La visibilité ne permet pas de manger. Une facture, si."

Les organisateurs du Salon du Livre estiment que les auteurs font de la promotion pour leur livre, pour leur personne.
Un argument qui a le don d'ulcérer les auteurs. Comme dans ces tweets :"Mais ça te fait de la pub, de la visibilité !" voilà ce qu'on peut souvent entendre quand on est auteur. A croire qu'on n'a pas besoin de manger !! #payetonauteur

Ou cet autre tweet : "Un rappel : la visibilité ne permet pas de manger. Une facture, si"

Et derrière ce hashtag #paye ton auteur, une réalité qui se dessine. Celle de la précarité que vit une partie de ces auteurs. C'est ce qu'explique Samatha Bailly, une des autrices les plus en pointe sur le front de la fronde. Elle parle d'une vrai souffrance sociale : 41% des auteurs professionnels touchent moins que le SMIC, dit-elle.

Hier, un communiqué a finalement été envoyé sur les réseaux sociaux. "Tous les auteurs seront rémunérés, quel que soit le format de leurs interventions. Ça ne s'applique pas aux auteurs en dédicace." Victoire écrivent de nombreux auteurs, qui évoquent un vrai mouvement de solidarité. 

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