Pas de lien entre les jeux vidéo violents et l'agressivité des adolescents selon une étude d'Oxford

Les jeux vidéo violents et les comportements agressifs ne seraient pas liés d'après cette étude britannique.
Les jeux vidéo violents et les comportements agressifs ne seraient pas liés d'après cette étude britannique. - © JOSEPH EID - AFP

Des chercheurs de l’Internet Institute de l’Université d’Oxford ont démontré dans une étude récente, publiée par la Royal Society Open Science, que les jeux vidéo incluant de la violence ne sont pas liés aux comportements agressifs des jeunes joueurs. Cette conclusion a été obtenue après l’analyse des données de 2008 jeunes Britanniques entre 14 et 15 ans ainsi que leurs tuteurs.

Contrairement à cette idée reçue, les jeux vidéo à caractère violent ne pousseraient pas les adolescents à des comportements excessifs. Depuis l’avènement du jeu vidéo, plusieurs études ont émergé quant à ce potentiel lien entre l’agressivité se trouvant dans un jeu et ses conséquences sur les gameurs.


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Bien que les chercheurs n’aient observé aucune corrélation entre les deux paramètres étudiés, ils n’excluent toutefois pas que des mécaniques ou situations propres au jeu provoquent des réactions agressives chez quelques fans de jeu vidéo.

Travailler différemment

Alors que la plupart des études portant sur ce sujet reposent sur les déclarations mêmes des adolescents, plusieurs autres données entrent en jeu dans le cadre de cette étude. Les chercheurs d’Oxford ont tenu autant compte des déclarations des joueurs que celles de leurs parents ou leurs tuteurs quant à une possibilité de comportement agressif. En plus de ces deux types de témoignage, les jeux vidéo ont été répertoriés selon les systèmes de classification d’Europe et des Etats-Unis : respectivement, Pan European Game Information et Entertainment Software Rating Board. C’est une façon pour les chercheurs britanniques de se référer à une autre donnée que le taux de violence observé dans un jeu par le joueur lui-même.

De plus, les scientifiques d’Oxford ont proposé un dispositif d’analyse peu commun. Avant le commencement de leur recherche, ces derniers ont diffusé publiquement le processus complet de l’étude : hypothèses, méthodes et techniques. D’après le directeur de l’Internet Institute de l’Université d’Oxford, Andrew Przybylski, il est possible d’analyser de plusieurs façons les mêmes données. Cette étape de publication de données avant même le début des recherches serait, selon lui, plus neutre.

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