Ouverture du 68ème Festival de Cannes, qu'en est-il des Belges?

Benoît Poelvoorde incarne Dieu dans Le Tout Nouveau Testament de Jaco Van Dormael
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Benoît Poelvoorde incarne Dieu dans Le Tout Nouveau Testament de Jaco Van Dormael - © Jaco Van Dormael - Festival de Cannes

C'est officiel depuis le 16 avril dernier et c'est à présent confirmé, à part deux courts métrages, aucun film belge francophone ou flamand ne fait partie de la sélection officielle de cette 68ème édition du Festival de Cannes qui ouvre ses portes ce 13 mai, même pas une coproduction. On se consolera avec la sélection du dernier long métrage de Jaco Van Dormael à La Quinzaine des Réalisateurs, une section parallèle ; d'une coproduction à La Semaine de la Critique, autre section parallèle ; et la présence de plusieurs acteurs belges dans des films retenus dans différentes sections du festival.

Cela aurait pu être une grande année pour le cinéma belge à Cannes avec les films de Jaco Van Dormael, de Joachim Lafosse, ainsi que quelques premiers films, mais voilà, les organisateurs du festival le plus prestigieux du monde en ont décidé autrement. Peut-être parce qu'il y avait trop de films français cette année ? C'est en tout cas ce que pense une source bien placée. 

Ne boudons toutefois pas la sélection à La Quinzaine des Réalisateurs du dernier long métrage de Jaco Van Dormael qui, 6 ans après "Mr. Nobody", revient avec "Le Tout Nouveau Testament". Un film "barré" dans lequel Benoît Poelvoorde joue un Dieu méchant. C'est ce que l'acteur belge a expliqué récemment à Allociné (à partir de 4'52'') :

Outre Benoît Poelvoorde, on y retrouve une belle fourchette d'autres talents belges qui joueront aux côtés de Catherine Deneuve : François Damiens, Yolande Moreau, Serge Larivière, Didier de Neck, David Murgia, Dominique Abel, Laura Verlinden ou encore la jeune Pili Groyne ("Alleluia", "Deux jours, une nuit"). Sans oublier Thomas Gunzig qui cosigne ici son premier scénario.
 

Deux coproductions belges

Toujours à La Quinzaine des Réalisateurs, "Les Cowboys", une coproduction RTBF notamment, premier long métrage de Thomas Bidegain, scénariste très réputé ("Un prophète", "De rouille et d’os", "La famille Bélier"). 

On y retrouve François Damiens en tête d'affiche. Il y incarne Alain, un passionné de Country et de Far West, père de deux enfants. Son monde s'écroule lorsque sa fille Kelly, 16 ans, disparaît avec un islamiste.

Une autre coproduction belge figure parmi la sélection de La Semaine de la Critique, autre section parallèle qui a pour but de découvrir de jeunes talents. Il s'agit de "Ni le ciel ni la terre", premier long métrage du réalisateur français Clément Cogitore, coproduit en Belgique par Tarantula.

Une histoire sur le quotidien des soldats français en Afghanistan confrontés à de mystérieuses disparitions de leurs pairs. Notre compatriote, Jérémy Renier, y tient le rôle principal.

Charles Tesson, délégué général de La Semaine de la Critique, en parle brièvement dans cette vidéo de présentation (à partir de 4'25'') :

Les autres Belges

D'autres talents belges figurent parmi les films retenus en Sélection officielle.

En Compétition, on retrouve Catherine Salée, déjà venue à Cannes en 2013 pour un petit rôle dans "La vie d'Adèle" qui a d'ailleurs décroché la Palme d'Or cette année-là. Cette fois, elle a un rôle secondaire dans "La tête haute", d'Emmanuelle Bercot qui fera l'ouverture de cette 68ème édition.

Toujours en Compétition, Marc Zinga ("Les rayures du zèbre"), étoile montante du cinéma belge, se retrouve à l'affiche du dernier Jacques Audiard, "Dheepan".

Dans la catégorie Un Certain Regard, Laurent Capelluto, déjà venu à Cannes en 2012 pour "Operation Libertad", endosse le deuxième rôle masculin de "Je suis un soldat", premier long métrage de Jérôme Larivière.

Enfin, toujours dans cette catégorie, Un Certain Regard, "Maryland" de la française Alice Winocour permet à Matthias Schoenaert de revenir sur la Croisette trois ans après "De rouille et d'os" de Jacques Audiard. Cette fois, il tient le rôle principal aux côtés de Diane Kruger.

Deux courts métrages

Rappelons également que deux courts métrages flamands figurent parmi la sélection cannoise.

"Copain" de Jan et Raf Roosens concourt pour la Palme d’Or du Meilleur Court Métrage.

L'histoire d'un adolescent qui se sent écartelé entre deux mondes, celui de ses parents, aisés et conservateurs, et celui de ses amis, originaires d'un lotissement social. Il parvient à garder chacun de ces mondes bien séparés, jusqu'à ce qu'il tombe amoureux.

"Le paradis" de Laura Vandewynckel, un court métrage d’animation, fait partie du programme Cinéfondation. Créé en 1998, sous l’égide du Festival de Cannes, ce dernier a pour objectif la recherche et le lancement de nouveaux talents, fraîchement sortis des écoles de cinéma du monde entier.

Rappelons que le Festival de Cannes se déroulera du 13 au 24 mai et sera présidé cette année par les frères Joël et Ethan Coen.

 

C. Biourge

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