Oscar Pistorius entame son 3e jour de détention

Oscar Pistorius quitte le tribunal, le 15 février 2013 à Pretoria, en Afrique du Sud
Oscar Pistorius quitte le tribunal, le 15 février 2013 à Pretoria, en Afrique du Sud - © Stephane de Sakutin

Le célèbre athlète paralympique sud-africain Oscar Pistorius, accusé du meurtre de sa petite amie, a entamé son troisième jour de détention samedi dans un commissariat de Pretoria où il devait recevoir dans la journée la visite de sa famille et de ses avocats, a-t-on appris de sources concordantes.

Joint au téléphone par l'AFP, un policier travaillant au commissariat du quartier de Brooklyn a indiqué que le sportif "avait bien dormi" et que "tout allait bien" ce samedi matin. Ce policier a requis l'anonymat.

Pistorius, qui réfute fermement l'accusation de meurtre, était apparu brisé vendredi lors de sa première comparution devant la justice, au lendemain du drame qui a coûté la vie à Reeva Steenkamp, la top-modèle sud-africaine qu'il fréquentait depuis novembre, abattue de quatre balles de 9mm le jour de la Saint-Valentin. La police a établi que l'arme du crime appartenait à Pistorius, le seul suspect dans l'affaire.

Le coureur, héros dans son pays, source d'inspiration pour des millions de fans en raison d'un parcours exceptionnel qui l'a mené du handicap de naissance aux plus hautes marches des podiums sportifs, est autorisé à recevoir des visites durant une heure "entre 15h00 et 16h00, selon le policier.

Demande de remise en liberté surveillée

Peter van Zyl, l'agent d'Oscar Pistorius, a également confirmé à l'AFP que la famille avait l'intention d'aller le voir ce samedi, tout comme ses avocats qui entendent se concerter avec lui pour préparer sa défense.

Pistorius doit revenir devant le juge mardi, date à laquelle l'audience a été renvoyée à la demande de ses avocats qui veulent préparer leurs arguments pour tenter d'obtenir une remise en liberté surveillée.

L'audience devrait révéler notamment la raison pour laquelle le parquet estime qu'il y a eu "meurtre avec préméditation".


AFP

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