NSA: la surveillance d'internet aurait permis plus de 100 arrestations

La commission publique, indépendante et consultative "Privacy and Civil Liberties Oversight Board" (PCLOB), constituée de cinq membres, a formellement approuvé mercredi un épais rapport sur les programmes de surveillance de la NSA à l'étranger, dont "Prism", afin d'en décortiquer le fonctionnement et d'en valider la légalité.

Les experts ont conclu que la surveillance des communications internet et téléphoniques des non-Américains à l'étranger, via l'article 702 de la loi sur l'espionnage, était l'un des outils les plus efficaces du renseignement américain pour lutter contre le terrorisme.

Selon leur propre analyse non exhaustive des opérations de la NSA, dans environ une trentaine d'affaires, les informations obtenues grâce à ces programmes "furent le catalyseur initial permettant d'identifier des terroristes auparavant non connus et/ou des projets d'attentats".

Dans environ vingt autres cas, la surveillance a permis de contribuer à une enquête antiterroriste en cours.

"Un décompte approximatif de ces affaires identifie bien plus d'une centaine d'arrestations pour des faits liés au terrorisme", conclut le rapport.

Selon la commission PCLOB, "15 des affaires que nous avons examinées impliquaient un lien avec les Etats-Unis, tel que le site d'un projet d'attentat ou la localisation d'agents, tandis qu'environ 40 cas impliquaient exclusivement des agents ou projets dans des pays étrangers".

La commission, contactée par l'AFP, a confirmé que cette analyse était plus récente et distincte de celle auparavant fournie par les agences de renseignement.

L'année dernière, dans la foulée des révélations d'Edward Snowden, la NSA avait défendu ses multiples programmes de surveillance en affirmant qu'ils s'étaient avérés utiles pour "comprendre des activités terroristes" à 54 reprises, un chiffre qui avait été largement repris par les alliés de la NSA comme le nombre d'attentats déjoués.

AFP

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