Nouvelle charge de la Commission de la vie privée contre Facebook

Facebook est dans le collimateur de la Commission de la vie privée
Facebook est dans le collimateur de la Commission de la vie privée - © LOIC VENANCE - AFP

La Commission de la vie privée a lancé mardi une nouvelle charge contre Facebook pour dénoncer l'utilisation faite par l'entreprise des données personnelles des internautes.

Cinq gendarmes de la vie privée européens ont créé un groupe de contact relatif à Facebook lorsque le réseau social a modifié sa politique en la matière il y a quelques années.

En Belgique, un dossier a été porté devant la justice pour violations des lois sur la vie privée et sur la communication électronique. La Commission vie privée avait été déboutée en référé l'an dernier, mais l'affaire au fond est encore pendante. Les plaidoiries devraient avoir lieu les 12 et 13 octobre.

Mardi, l'instance a dévoilé une nouvelle recommandation en réaction aux dernières modifications du réseau social concernant les cookies et la manière dont l'entreprise utilise les données personnelles. "Nous constatons que Facebook fait de plus en plus usage de ces données, qu'elles appartiennent à des utilisateurs ou non et sans avoir reçu une autorisation valable ni respecté les prescriptions légales."

Collecte extravagante

La collecte des données par le géant de l'internet est extravagante, fustige la Commission, qui lance une enquête supplémentaire sur le système "pixels" que Facebook met à disposition des exploitants de sites depuis août. Ce dispositif permet de récolter des informations sur les comportements des internautes sans que ceux-ci s'en aperçoivent, contrairement à ce qu'il se passe lors de l'utilisation du bouton "J'aime".

Aux Pays-Bas, le réseau social a arrêté de faire usage de données sur l'orientation sexuelle des internautes pour cibler ses publicités à la suite d'une enquête de l'autorité de la vie privée.

Son homologue français, la CNIL, a elle infligé une amende de 150.000 euros à l'entreprise pour plusieurs infractions. L'instance avait donné trois mois à Facebook pour se conformer à ses injonctions, mais le réseau social a obtenu un délai supplémentaire et aucune amélioration n'a pour l'instant été apportée.

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