Nicaragua: un journal forcé de cesser sa parution par manque d'encre et de papier

Q'Hubo, imprimé en couleurs, paraît depuis 2015 et a conquis un public populaire grâce à son traitement de l'information et à un prix plus accessible que ses concurrents.
Q'Hubo, imprimé en couleurs, paraît depuis 2015 et a conquis un public populaire grâce à son traitement de l'information et à un prix plus accessible que ses concurrents. - © capture d'écran - Q'hubo

Le quotidien populaire nicaraguayen Q'Hubo a annoncé vendredi qu'il était contrait de cesser "provisoirement" sa parution, faute de pouvoir acheter encre et papier.

Ces difficultés sont dues à la crise politique et à "des obstacles extérieurs qui limitent notre accès aux matières premières d'importation", a expliqué la direction du journal, refusant de préciser la nature de ces "obstacles".


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Q'Hubo fait partie du même groupe de presse qu'El Nuevo Diario, un quotidien de référence distribué dans tout le Nicaragua. En raison des difficultés dues à la crise politique, sociale et économique qui secoue ce pays depuis plus de huit mois, El Nuevo Diario a décidé voici un mois de cesser de paraître pendant les week-ends et a réduit sa pagination.

Le site comme roue de secours

Q'Hubo a annoncé qu'il continuerait à publier des informations sur son site internet www.qhubo.com.ni : "Il y a toujours des histoires à raconter", a souligné sa direction dans un communiqué. "Quand les conditions économiques seront meilleures et quand aucun facteur étranger ne fera obstacle aux (livraisons de) matières premières, ce journal (Q'Hubo) sera de nouveau distribué dans les rues de toutes les villes" du Nicaragua, a-t-elle ajouté.

Q'Hubo, imprimé en couleurs, paraît depuis 2015 et a conquis un public populaire grâce à son traitement de l'information et à un prix plus accessible que ses concurrents.

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