Nethys va se désengager de la presse belge et française pour "maintenir la pluralité de la presse" 

Alors que le vice-président du conseil d'administration de Publifin, Fabian Culot (MR), s'est prononcé ce vendredi matin sur nos antennes en faveur d'une mise à l'écart de son président Paul-Emile Mottard et d'une désignation d'un "manager de crise", il a aussi été question de l'avenir des activités du groupe Nethys dans le secteur de la presse. 

"Le gros enjeu aujourd'hui" pour lui, est "le périmètre d'action" d'un groupe qui compte aujourd'hui 3000 personnes. "Il est quand même normal que nous nous interrogions quant au meilleur périmètre d'actions. Ici, on parle d'un groupe qui vaut presque de 2,5 milliards d'euros", précise Fabian Culot.

"Une cession des titres de la presse dans le sud de la France en cours"

A la question de savoir si Nethys doit se séparer de ses titres dans le capital des quotidiens La Provence et Nice-Matin (dont il vient d'augmenter sa participation), le libéral répond : "Nous sommes en train de tout faire pour prévoir, à brève échéance, une cession des titres 
de la presse dans le sud de la France. C'est en cours, il y a des contacts qui se nouent et je pense qu'il faut les poursuivre le plus rapidement possible"

"Maintenir la pluralité de la presse" en Belgique 

Concernant la presse belge, "il y a aussi des contacts qui sont en cours", confirme-t-il. "Nous voulons assurer une décision qui, à la fois, respecte le rapport de la commission d'enquête. Mais il faut aussi aujourd'hui, dans le cadre de la presse belge, permettre de maintenir la pluralité de la presse".

"Et donc", poursuit-il, "nous ne voulons pas constituer un monopole privé de la presse et donc, nous avons des contacts pour essayer que la presse francophone de demain, la presse écrite, garde une diversité suffisante"

Par ailleurs, Fabian Culot a aussi annoncé que la société allait se désengager de ses activités au Congo : "Grâce aux liens que nous avons avec les nouveaux administrateurs de Nethys, une décision a été prise la semaine dernière pour commencer un processus de désengagement, et cela devrait aussi pouvoir se faire relativement rapidement"

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