Google Glass: gare à l'appli NameTag, capable de faire parler votre photo

L’ambition de l’appli est de retrouver tous les profils sociaux d’un individu sur base de sa photo, mais inutile de la chercher dans les magasins en ligne Android ou iOS, Nametag est actuellement en cours de validation.

Déjà présentée en novembre dernier, cette application beta encore en développement a fait un tabac au salon Ces de Las Vegas. Une photo prise à la volée à l’aide d’un smartphone, mais plus encore des Google Glass, suffira a Nametag pour identifier la personne sur ses comptes Facebook, LinkedIn et autres Twitter. Et bien sûr, cela fonctionne également si l’on "regarde" une photo disponible sur le net ou dans un magazine. Un petit clic, et l’appli est prête à fouiller le web à la recherche de tout ce qui vous concerne.

Favoriser "une meilleure connaissance des gens"

Déjà professionnel du marketing digital, FacialNetwork utilise le slogan "Don't be a stranger". Kevin Alan Tussy de FacialNetwork a expliqué à CNET que "cela rendra les rencontres en ligne ou réelles beaucoup plus sûres et nous donnera une meilleure connaissance des gens que l'on côtoie". " Il est plus facile de rencontrer des personnes intéressantes quand on peut consulter leurs pages Facebook, LinkedIn... NameTag sur Google Glass peut tout changer. " Voilà pour la théorie.

NameTag soulève évidemment des questions sur le respect de la vie privé de chacun de nous. Facebook qui avait, lui aussi, développé un outil de reconnaissance faciale, l’a suspendu en Europe. De même, Google avait créé en 2009 son Goggles permettant de reconnaître des bâtiments, mais avait bridé son système pour le rendre inefficace pour l’identification des visages. Google s’est d’ailleurs engagé à ne pas faire figurer l’appli dans le glass store. Mais les geeks pourraient contourner cette interdiction en décadenassant leur smartphone. Cette technique permet, notamment, d’installer des applis proposées par des magasins en ligne non certifiés par Apple ou Google. Avec les risques de cybercriminalité que cela implique.

FacialNetwork envisage pour sa part de créer un site où chacun pourra autoriser ou interdire ce pistage sur base du faciès. "Il ne s'agit pas de s'immiscer dans la vie privée de quiconque", a assuré Kevin Alan Tussy à CNET.

Quand on sait que le serveur de FacialNetwork dispose déjà de 2,5 millions de portraits ainsi que d’une base de données des agresseurs sexuels américains, on est en droit de se poser quelques questions.

Jean-Claude Verset

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