Fin du bras de fer autour des 666 paires de "baskets sataniques Nike" à la goutte de sang humain injectée dans la semelle

Les baskets de la controverse, les "Satan Shoes" de MSCHF.
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Les baskets de la controverse, les "Satan Shoes" de MSCHF. - © MSCHF

La société new-yorkaise qui avait créé des "baskets sataniques" controversées en partenariat avec le rappeur américain Lil Nas X a accepté de les rappeler et d’offrir un remboursement à leurs acquéreurs, dans le cadre d’un règlement à l’amiable avec l’équipementier Nike.

Le modèle, mis en vente par MSCHF, est initialement une basket Air Max 97 fabriquée par Nike, à laquelle ont été ajoutés quelques signes distinctifs rappelant le diable, notamment un pentagramme (étoile inversée à cinq branches), parfois considéré comme un symbole satanique. Une goutte de sang humain a aussi été injectée dans la semelle, selon l’entreprise.

Satan Shoes et Jesus Shoes

Nike avait attaqué MSCHF, l’accusant de contrefaçon et de dilution de la marque, et affirmant que des appels au boycott de l’équipementier avaient été lancés. "Nous avons accepté de régler le différend à l’amiable", a indiqué la société MSCHF dans un message envoyé vendredi à ses clients, vu par l’AFP. "Dans le cadre de ce règlement, Nike nous a demandé, et nous avons accepté, d’initier un rappel des 'Satan Shoes' et des 'Jesus Shoes' " pour les retirer de la circulation.

La société de Brooklyn, qui se présente comme un collectif artistique, ajoute être prête à rembourser entièrement les acquéreurs de tous les exemplaires de ces deux séries limitées, s’ils en font la demande avant le 21 avril, tout en indiquant qu’ils sont "en droit" de ne pas renvoyer lesdites chaussures. Avec la spéculation de plus en plus grande autour des objets "fashionable" en édition limitée, la question se pose sur qui aurait l'envie de renvoyer les chaussures acquises ?  

1018 dollars la paire

Nike a confirmé qu’un accord à l’amiable avait été trouvé, prévoyant "un rappel volontaire" des chaussures par MSCHF. "Les deux parties sont contentes de pouvoir résoudre leur différend", a ajouté l’équipementier.

La mise en vente en ligne le 29 mars de ces baskets sataniques, pour 1018 dollars la paire, avait fait polémique. Elles étaient le fruit d’un partenariat avec le rappeur américain Lil Nas X rendu célèbre par son tube "Old Town Road", dont le remix a survolé le printemps et l’été 2019. Certains, telle la gouverneure républicaine du Dakota du Sud, avaient jugé décadentes ces baskets noires.

Des 'Jesus Shoes' avec de l'eau bénite dans la semelle

MSCHF, spécialisé dans les séries limitées, avait rétorqué que ses chaussures étaient "des œuvres d’art" destinées à des collectionneurs, protégées à ce titre par le Premier amendement de la Constitution américaine, dans la lignée d’une autre série limitée, "Jesus Shoes", introduite en octobre 2019 et dont les semelles contenaient de l’eau bénite, à laquelle Nike ne s’était alors pas opposé. Mais le Diable, lui, se cache dans les détails.  Entretemps, le rappeur Lil Nas X avait posté ses excuses en ligne. 

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