Mostra, dernier jour: avec "The shape of water", le jury couronne un cinéaste visionnaire

Mostra, dernier jour: avec "The shape of water", le jury couronne un cinéaste visionnaire
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Mostra, dernier jour: avec "The shape of water", le jury couronne un cinéaste visionnaire - © TIZIANA FABI - AFP

Le palmarès de la 74ème Mostra de Venise est connu : le jury présidé par l’actrice américaine Annette Bening a décerné le Lion d’Or au cinéaste mexicain Guillermo Del Toro pour "The shape of water". L’analyse du palmarès par notre envoyé spécial Hugues Dayez.

Le jury présidé par Annette Bening a fait du beau travail. En couronnant du Lion d’Or "The Shape of water", étonnante histoire d’amour entre une femme de ménage et une créature amphibie dans l’Amérique de la guerre froide, il a consacré le talent visionnaire du cinéaste mexicain Guillermo del Toro. L’autre film favori de la critique "Three Billboards" de l’Anglais Martin Mc Donagh  repart avec le prix du scénario : une manière de saluer l’excellence de ses dialogues. On aurait aimé que "Three Billboards" soit plus haut dans le palmarès, mais il fallait aussi distinguer l’originalité de "Foxtrot" du cinéaste israëlien Samuel Maoz. Il repart avec le Grand Prix du Jury.

Du côté des prix d’interprétation, Charlotte Rampling est sacrée meilleure actrice. Ce n’est que justice : dans "Hannah", elle incarne avec une sobriété impressionnante une femme qui essaie de garder la tête hors de l’eau lorsque son mari est emprisonné. (C’est aussi une manière de récompenser le cinéma italien ; "Hannah " est l’œuvre du jeune réalisateur Andrea Pallaoro). Du côté masculin, c’est l’acteur palestinien Kamel El Basha qui est primé pour le film " L’insulte ", qui raconte comment un incident entre un chrétien libanais et son voisin palestinien prend des proportions absurdes.

Enfin, le cinéaste français Xavier Legrand repart à la fois avec le prix de la mise en scène et le prix du meilleur premier film pour "Jusqu’à la garde", chronique haletante d’un divorce. Il devance donc ses compatriotes Robert Guédiguian et Abdellatif Kechiche qui, quoique soutenus aveuglément par une frange de la critique française, ne méritaient pas de figurer au palmarès.

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