Mort annoncée pour les éditions Sandawe…

Sandawe
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Sandawe - © Patrick Pinchart

Editeur à part dans l’univers de la bande dessinée, Sandawe met la clé sous le paillasson.

Depuis 2010, Patrick Pinchart préside aux destinées de cette maison d’édition exclusivement financée grâce au crowdfunding. Ancien de chez Spirou, Patrick Pinchart se voit obligé aujourd’hui de mettre cette maison d’édition en liquidation.

Sandawe a été à l’origine de quelques très belles découvertes : Sara Lone (d’Arnoux et Morancho), Les anges visiteurs (de Barboni et Murzeau) , les superbes livres de Gilles Le Coz, Quipou (de Benoît Roels), ou Joseph Carey Merrick (de David Van P.), par exemple… Tout comme " Sourire 58 " (de Baudouin Deville et Patrick Weber), dont l’édition s’est faite, pour Nicolas Anspach, via Sandawe…

Force est de reconnaitre cependant que le catalogue de cet éditeur brillait par un éclectisme qui, souvent, ne privilégiait pas vraiment la qualité.

Mais la fin d’une telle aventure éditoriale pose cependant question : plusieurs projets étaient en cours, comme la suite, justement, de " Sourire 58 " qui fut un des succès de l’année 2018… Des projets qui, pour quelques-uns d'entre eux, étaient proches du financement complet...

Qu’adviendra-t-Il de ces projets, qu’adviendra-t-il, aussi, de tous les internautes qui ont, financièrement, apporté leur soutien à l’une ou l’autre des créations proposées en crowdfunding ?

Ce qui est sûr, par contre, c’est que bien des espérances de jeunes auteurs sont aujourd’hui détruites… Sandawe était une plate-forme qui, en effet, offrait la possibilité à ceux qui, pour différentes raisons, ne trouvaient pas d’éditeur traditionnel (ou ne le voulaient pas…), et pouvaient ainsi se faire connaitre, se faire découvrir.

A qui la faute ?...

Difficile à dire… Mais je pense qu’une des erreurs a été, en pré-crowdfunding, d’avoir un peu accepté n’importe quoi comme propositions… Et ainsi, on peut dire que la ligne éditoriale de Sandawe, au vu du catalogue, manquait vraiment de consistance, de clarté en tout cas… De quoi décevoir les acheteurs et, surtout peut-être, les libraires.

 

Jacques Schraûwen

 

 

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