Michael Jackson et sa chanson en français écrite par une Belge

Michael Jackson et la Belge Christine Decroix.
Michael Jackson et la Belge Christine Decroix. - © FACEBOOK

Cinq ans après "Thriller", l’album le plus vendu de tous les temps, sort "Bad". Michael Jackson quitte sa retraite et propose à son public de toutes nouvelles chansons dont "I just can’t stop loving you". C’est une balade interprétée en duo avec Siedah Garrett.

"I just can’t stop loving you" est le premier simple tiré de "Bad". Il est moins connu que les tubes "Smooth criminal" ou "The way you make me feel" et n’est accompagné d’aucun clip. Cependant, il se classera numéro 1 aux Etats-Unis.

Pour satisfaire le public international, Michael Jackson va enregistrer une version en espagnol, "Todo mi amor eres tu" et une version en français intitulée "Je ne veux pas la fin de nous". Et c’est une Belge, Christine Decroix, surnommée "Coco", qui écrira les paroles de cette reprise.

C’est Quincy Jones, le producteur musical de Michael Jackson à l'époque qui lui permet de travailler la star. Christine Decroix est une amie de Quincy Jones qui va l'inviter de temps à autre aux enregistrements de l'album "Bad".

"J’étais présente en studio lors de l’enregistrement du duo entre Michael et Siedah Garrett, en anglais", raconte Christine De Croix dans une interview au fan-club belge de Michael Jackson, MJBackstage. "A l’époque, j’étais dans une passe difficile et on m’avait dit d’écrire sur papier tout ce que je ressentais, au fur et à mesure. Au studio, j’avais froid et j’ai griffonné sur un papier: "Je ferme les yeux, je me sens fiévreux"… Ce bout de papier est resté dans le studio. Michael l’a vu et se demandait ce que cela voulait dire. Quincy, qui avait travaillé et vécu en France, lui a dit que c’était du français et que ce devait être "Coco" qui l’avait écrit en lui expliquant plus ou moins ce que cela signifiait. Je n’avais pas du tout en tête d’écrire une chanson en français. Mais Michael m’a demandé de l’écrire. Mon prof d’anglais m’avait néanmoins conseillé de ne pas faire trop de français. Un peu innocemment, j’ai dit à Quincy que je ne pouvais finalement pas écrire ces paroles. Mais Quincy et Michael étaient emballés par l’idée d’avoir la chanson en français et ils ont donc insisté. Alors, je me suis lancée. Je n’avais jamais fait cela. Pourtant, cela a été assez vite. Il m’a fallu environ un jour et demi pour compléter la chanson. Sur base de la version en anglais, j’ai pris le nombre de syllabes et j’ai rédigé la version française."

Il me demandait comment prononcer certains mots

L’enregistrement de la version française n’a donc duré que quelques heures. "Michael avait les phrases françaises de la chanson, leur signification en anglais ainsi qu’une ver­sion phonétique. C’est sur cette base qu’il a enregistré "Je ne veux pas la fin de nous". Nous avons beaucoup rigolé en studio. Il me demandait souvent comment prononcer certains mots. Parfois, il n’y arrivait pas et j’ai dû adapter les paroles alors même que nous étions en studio pour qu’il arrive à les chanter. Cela explique d’ailleurs quelques imperfections. Il aimait cer­taines parties, comme la phrase "que toi que toi". En gé­néral, je chantais avant lui, puis il se mettait à chanter après."

Aujourd’hui, Christine Decroix est agent immobilier, toujours aux Etats-Unis.

Elle raconte ses multiples rencontres avec la star dans un livre à paraître le 25 juin "La Belgique de Michael Jackson" (Editions Chronica, 124 pages).

Sur sa page Facebook, Christine Decroix revient régulièrement sur les accusations post-mortem dont Michael Jackson fait l'objet pour le défendre. 

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