Meurtre sur Facebook: Mark Zuckerberg veut lutter contre "ce type de tragédie"

Le PDG de Facebook, Mark Zuckerberg, le 18 avril 2017 à San Jose, en Californie
Le PDG de Facebook, Mark Zuckerberg, le 18 avril 2017 à San Jose, en Californie - © JUSTIN SULLIVAN

Le PDG de Facebook, Mark Zuckerberg, a assuré mardi que son groupe ferait tout son possible pour empêcher la répétition de tragédies comme l'assassinat de Cleveland, filmé et diffusé par son auteur ce week-end sur le réseau social.

"Nous avons beaucoup de travail. Nous continuerons de faire tout ce que nous pouvons pour éviter ce type de tragédie", a déclaré Mark Zuckerberg, qui s'exprimait à l'ouverture de la conférence annuelle pour les développeurs d'applications organisée par Facebook à San José (Californie). "Nous sommes de tout coeur avec la famille et les amis de Robert Godwin Sr", a-t-il assuré.

Suicide après une brève poursuite

Robert Godwin Sr, 74 ans, a été tué dimanche dans l'Ohio (nord) alors qu'il revenait d'un déjeuner de Pâques en famille.

Le meurtrier présumé, Steve Stephens, 37 ans, qui ne le connaissait pas, avait enregistré une vidéo de son meurtre et l'avait diffusée le même jour sur Facebook. Il avait aussi déclaré dans une autre vidéo avoir tué 13 personnes et préparer un quatorzième meurtre.

Recherché activement depuis dimanche dans l'ensemble des Etats-Unis, il s'est suicidé mardi après une brève poursuite en Pennsylvanie (est), a annoncé la police de cet Etat.

Nouvelles procédures d'alerte

Critiqué pour ne pas avoir retiré assez vite la vidéo incriminée, Facebook avait publié lundi soir une chronologie détaillée des événements, précisant que le tueur avait d'abord mis en ligne la vidéo du meurtre et ensuite utilisé la fonctionnalité de diffusion de vidéo en direct Facebook Live, pendant cinq minutes, pour revendiquer son acte.

Facebook assurait avoir bloqué le compte de M. Stephens 23 minutes après avoir été alerté sur le contenu de la vidéo et promettait d'utiliser de nouvelles méthodes pour améliorer les procédures d'alerte et empêcher que ce type de vidéos soit ensuite partagée par d'autres utilisateurs.

"C'était un crime horrible qui n'a pas sa place sur Facebook", pouvait-on lire dans le communiqué.

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