M. Schoenaerts: "Je suis à la recherche d'un nouveau coup de foudre"

Matthias Schoenaerts juste avant son départ de Cannes
Matthias Schoenaerts juste avant son départ de Cannes - © RTBF

L'acteur principal de "De rouille et d'os" de Jacques Audiard, en Compétition à Cannes, était sur le point de retourner en Belgique lorsque nous l'avons rencontré. Une dernière interview sur La Croisette dans laquelle il nous livre ses impressions et ses nouvelles perspectives.

C'est au 9ème étage d'un immeuble à appartements très luxueux situé en bord de mer que nous le retrouvons. Après trois jours d'activités intenses, Matthias Schoenaerts reste très professionnel mais simple. S'il reconnaît qu'il est un peu épuisé, il est "très content" de l'accueil qui a été fait au film. "C'est pour ça qu'on le fait (ce métier, ndlr), pour partager une expérience exceptionnelle et quand les gens sont touchés cela fait beaucoup plaisir", confie-t-il.

Quand on lui dit que beaucoup de gens le voient déjà remporter la Palme d'or pour son interprétation, il préfère ne "pas trop anticiper là-dessus. C'est gentil que les gens pensent ça et je serais très heureux si cela se passe", mais ce n'est pas la raison pour laquelle il fait des films même si cela le fait rêver.

"J'ai un nouveau projet dans deux semaines"

Pour l'instant, l'acteur de "Rundskop" voyage beaucoup entre la Belgique, la France et les États-Unis où il tournera bientôt dans le nouveau film de Guillaume Canet. Si beaucoup semblent envier cette carrière fulgurante, lui, prend les choses comme elles viennent sans se prendre la tête : "Je n'ai pas encore réussi à mettre ça en perspective. Le monde est devenu un peu un village (...) peut-être que je pourrai répondre à cette question dans 5 ans où je me dirai 'quand même c'est assez dingue'. Mes amis me disent c'est dingue ce que tu fais, mais moi je suis juste dans le quotidien, à me préparer pour mon prochain projet pour être prêt (...) J'ai un nouveau projet dans deux semaines et il faut que je sois prêt, un peu comme un sportif presque".

"Quand j'ai peur, je travaille à du 200%"

Interrogé sur ses performances linguistiques, Matthias Schoenaerts reconnaît qu'il travaille beaucoup sur le langage. "J'ai été deux mois à Paris pour la préparation du film, il fallait que je perfectionne mon français".

"J'ai travaillé sur l'anglais aussi quand j'ai travaillé sur le tournage de "Loft" aux États-Unis et je vais recommencer pour le film de Guillaume Canet. Je travaille beaucoup là-dessus (...) J'aime bien ce jeu avec le langage, c'est fascinant et en même temps cela me fout les jetons la plupart du temps car c'est toujours quelque chose à vaincre et il faut surpasser ses angoisses parce qu'on se dit toujours qu'on ne va pas y arriver et quand moi j'ai peur, je travaille à du 200%"

Ce qu'il réussi très bien puisqu'aux États-Unis, tout le monde le croit Américain.

"Je suis à la recherche d'un nouveau coup de foudre"

Ses projets ? "Depuis quelques mois cela bouge pas mal. Je vais faire le film de Guillaume (Canet, ndlr), puis prendre un peu de vacances après on va voir. J'ai plein de scénarii à lire, cela m'excite. Je vais prendre mon temps. Je suis à la recherche d'un nouveau coup de foudre".

"Je suis à la recherche des projets qui me touchent, de metteurs en scène brillants et j'ai aussi envie de jouer avec de bons partenaires", ajoute-t-il sans prétention aucune lorsqu'on lui demande quelles sont ses critères de choix. 

Ce qu'il retient de son travail avec Jacques Audiard ?

"C'est l’intensité, la générosité, le plaisir, l'absolu. Le travail avec Marion, c'est l'histoire et surtout l'amitié avec Jacques. Cela a été quelque chose de très particulier. On s'est vraiment éclaté. On est rentré dedans, on s'est abandonné".

Quant à son expérience à Cannes, il retiendra surtout le fait d'avoir vu le film pour le première fois. "J'ai vu le film et il m'a touché" et "Je suis encore un peu sonné par ça".

 

C. Biourge

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