Magritte et Broodthaers réunis aux Musées Royaux des Beaux-Arts de Belgique

Reproduction en cire du trio composé de Magritte, de Broodthaers et de Maria Gilissen, son épouse, par Yola Minatchy, prix Marcel Broodthaers 2013 en peinture.
5 images
Reproduction en cire du trio composé de Magritte, de Broodthaers et de Maria Gilissen, son épouse, par Yola Minatchy, prix Marcel Broodthaers 2013 en peinture. - © N. Debarre - RTBF

René Magritte est mort il y a 50 ans, c’était le 15 août 1967, à Schaerbeek. Ce maître du surréalisme a entretenu une complicité artistique avec le poète et artiste belge Marcel Broodthaerts, célèbre entre autres pour ses fameuses casseroles de moules. Tellement célèbres qu'on peut en voir au MOMA New York et  dans l’exposition "Magritte Broodthaers et l'Art contemporain", proposée aux Musées Royaux des Beaux-Arts . Rencontre avec Maria Gilissen-Broodthaerts, sa dernière épouse.

C’est en 1961 que Maria Gilissen rencontre son futur mari. Elle n’a jamais entendu parler de Magritte, ni de Marcel Broodthaers. Elle ne parle pas le français, elle est hollandaise, mais tout de suite, ça colle entre eux. Très vite, elle va l’aider dans ses préparations artistiques. Elle devient sa muse.

Magritte rencontre le jeune poète Marcel Broodthaerts en 1945. Tous deux s’intéressent aux mots et aux objets. Et tous deux aiment le poète Mallarmé. Mais cette amitié s’interrompt pendant plusieurs années, Marcel Broodthaers n’appréciant pas la période "vache" de Magritte. C’est à l’occasion de sa première exposition qu’ils se retrouvent pour ne plus se quitter jusqu’en 1967.

Écoutez Michel Draguet, directeur des Musées Royaux des Beaux-Arts :

Maria Gilissen est devenue sujet dans des œuvres de Broodthaerts . Il la photographie, il réalise des petits films, ce sont des années très intenses. Il lui passe souvent l’appareil photographique pour qu’elle participe à l’œuvre en création.

Broodthaers crée, mais le couple a faim. Maria Gilissen se souvient de ses angoisses, dès le petit matin. Pendant sa grossesse, manger une pomme par jour devient un rêve impossible.

Manger à sa faim, créer, les premières années sont difficiles. C’est Maria Gilissen-Broodthaers qui va chercher les œufs, les moules pour les compositions de son mari . Deux restaurants Grand-Place à Bruxelles lui donnent les coquilles. Elle n’ose pas dire que c’est pour des œuvres de son mari. Elle dit juste que c’est " pour la décoration "……

Maria Gilissen-Broodthaerts, la dernière épouse de Marcel Broodthaerts, un artiste dont on peut découvrir les œuvres aux Musées Royaux des Beaux-arts, dans le cadre de l’exposition " Magritte Broodthaerts et l’Art contemporain" jusqu’au 18 février 2018.

Newsletter info

Recevez chaque matin l’essentiel de l'actualité.

OK