M. Martin et J.-D. Lejeune: la presse ne croit pas au hasard des fuites

Jean-Denis Lejeune
Jean-Denis Lejeune - © DIRK WAEM (archives belga)

La médiation entre Michèle Martin et Jean Denis Lejeune a eu lieu vendredi, une réunion longue de 4 heures qui aurait dû rester secrète mais cela s'est passé tout autrement avec des extraits dans Sud presse.

Des extraits de cette rencontre se sont retrouvés dans la presse, ce qui suscite un débat ce lundi matin dans les journaux.

A l'origine, un mystère: un téléphone qui tombe et une partie de l'entretien enregistrée. Et le samedi, quelques extraits qui se retrouvent dans les journaux Sud presse.

"C'est énorme, incroyable, ahurissant", écrit la Libre Belgique. "C'est surtout, poursuit le journal, la réputation de la médiation qui est écornée".

Pour Christophe Mincke, professeur aux Facultés Saint-Louis, cet incident torpille une ouverture vers l'humain qui était jusqu'ici absente du débat.

La preuve par le titre d'un article du Standaard: "La médiation devient un Vaudeville".

La Dernière Heure dit ne pas croire à l'accident de téléphone. Et d'ajouter: ce qui a une valeur marchande pour la presse ne doit pas prendre le pas sur nos valeurs.

Sud presse se défend et en appelle à sa mission: pas question de violer l'intimité des secrets mais plutôt évoquer l'émotion de la rencontre.

Quant au Soir, il s'interroge sur la notion de vie privée car, poursuit le journal, Jean-Denis Lejeune a, depuis des mois, médiatisé sa volonté de faire parler Michelle Martin.

En attendant plainte a été déposée à la fois par Michelle Martin et Jean-Denis Lejeune.

Quant à la ministre de la Justice, Annemie Turtelboom, elle a demandé un rapport.

Michel Lagase

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