Les médias respectent toujours mieux leurs obligations, selon le CSA

Les plaintes relatives aux élections sont passées de 19% à 5%.
Les plaintes relatives aux élections sont passées de 19% à 5%. - © Pexels.

Les médias respectent toujours mieux leurs obligations, y compris dans les périodes sensibles et notamment pendant les élections, se réjouit le Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA), dans son rapport annuel présenté ce mercredi. Le régulateur de l’audiovisuel en Fédération Wallonie-Bruxelles a reçu 285 plaintes et ouvert 189 dossiers en 2019.

Le nombre de plaintes adressées au CSA a légèrement diminué par rapport à 2018, avec 75 de moins. Une évolution qui doit être nuancée : le régulateur compte moins de plaintes portant sur le même sujet et qui constituent un même dossier, soit moins de "plaintes multiples". Le nombre de dossier a lui aussi baissé, soit 189 l’an dernier, contre 235 en 2018.

On aurait pu assister à une augmentation des plaintes, c’est le contraire qui se produit

La diminution du nombre de plaintes "semble se confirmer lorsqu’on analyse la période de confinement actuelle", observe Karim Ibourki, président du CSA. Les audiences sont pourtant plus larges qu’en temps normal. "On aurait pu assister à une augmentation des plaintes, c’est le contraire qui se produit", poursuit-il.

Le public alerte principalement au sujet de communications commerciales, qui représentent 18% de l’ensemble des plaintes, et sur des questions de dignité humaine (15%). La protection des mineurs (12%) et l’incitation à la haine (11%) préoccupent aussi les citoyens de manière importante.

Amélioration dans la couverture des élections

Les plaintes relatives aux élections sont passées de 19% à 5%, alors que des scrutins ont marqué l’actualité tant en 2018 qu’en 2019. "Un autre signal encourageant qui témoigne d’une amélioration des pratiques des médias. Forts de l’expérience du traitement des élections communales, les élections européennes, régionales et fédérales ont suscité moins d’interventions du CSA", se félicite le régulateur.

La période du triple scrutin du 26 mai 2019 représentait un enjeu important. Une "période de prudence" de trois mois précède le jour des élections, pendant laquelle les éditeurs de programmes de radio et de télévision doivent respecter des règles strictes. Le CSA s’assure par exemple que l’équilibre politique soit respecté, que tous les candidats soient invités aux débats ou que les petites listes démocratiques soient assez visibles.


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Trois plaintes sur quatre visent la télévision, qui reste le premier média concerné. Le reportage intitulé "Une touriste belge découvre des cadavres sur une plage de Djerba" du journal télévisé de RTL-TVI a particulièrement fait réagir les citoyens. Trente-six plaintes ont suivi sa diffusion.

La radio ne représente plus que 12% des plaintes en 2019, alors qu’elle comptait pour près d’une sur trois l’année précédente. Les contenus en ligne représentent quant à eux 6% des plaintes, contre 11% en 2018.

Nouveau plan de fréquence

C’est la mise en place du plan de fréquences analogique et, pour la 1e fois, numérique qui a soulevé le plus de questions. Sa mise en œuvre a en effet marqué l’actualité du secteur radiophonique. "Un nouveau paysage radio est désormais sur les rails avec un enjeu de taille, celui du déploiement de la radio numérique", relève le CSA.

Le régulateur souligne d’autres nouveautés, comme le nouveau règlement en matière d’accessibilité des programmes, les enjeux en matière de nouvelles règles de protection des mineurs, mais aussi le compte rendu de la première rencontre des Youtubeurs en FWB.