Les journalistes doivent-ils "éteindre Twitter"? Relisez le chat avec B. Grevisse

Les médias étaient très présents à Boston
Les médias étaient très présents à Boston - © Jared Wickerham/Getty Images/AFP

Certains médias ont dérapé en couvrant l'attentat de Boston. Comment peuvent-ils résister à la course à l'audience? Les journalistes doivent-ils "débrancher" Twitter afin de ne publier que des informations confirmées? Relisez le chat avec le professeur Benoît Grevisse, directeur de l'Ecole de journalisme de Louvain.

La couverture médiatique de l’attentat de Boston suscite un débat dans les médias américains. Des chaînes de télévisions et des sites d’information ont publié des "breaking news" non vérifiées, se basant sur l’écoute des radios de la police ou sur des messages lus sur Twitter. Et cet emballement n’a pas touché que des médias confidentiels. Aujourd’hui, les journaux en ligne regardent les chaînes d’information en continu, qui surveillent Twitter. Et avec lorsqu’un journaliste voit un tweet relayé à l’infini, la peur de publier après les autres fait qu’il est parfois tenté de le prendre pour une information confirmée.

Faut-il publier le plus vite possible une info, quitte à la démentir plus tard en cas d’erreur ? Ou bien les journalistes doivent-ils "débrancher" Twitter en cas d’actualité chaude, et ne donner des nouvelles que si elles ont été confirmées par des sources sûres ? Le public est-il prêt à attendre le lendemain des faits pour ne lire que des informations absolument certaines ?

Benoît Grevisse, directeur de l’école de journalisme de l’Université catholique de Louvain a échangé ses réflexions avec les internautes. Relisez ses réponses ci-dessous.

RTBF

Benoït Grevisse (UCL) a répondu à vos questions

Newsletter info

Recevez chaque matin l’essentiel de l'actualité.

OK