Les "fake news" envahissent la toile après la tuerie de Las Vegas

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C’est souvent le cas dans les heures qui suivent ce type d’événements tragiques, des personnes malveillantes diffusent de fausses informations pour tenter de tirer profit de cette situation. Et parmi les habitués de la propagation de ces "fake news", il y a l'extrême droite.

Le site Mashable a vérifié certaines de ces fausses accusations et comme souvent, elles portaient sur l’identité, les origines ou encore les opinions politiques du tueur de Las Vegas. Entre temps le vrai tireur a été identifié par les forces de l’ordre. Il s’agit de Stephen Paddock, un homme blanc de 64 ans et comptable à la retraite.

Malgré ça, plusieurs noms ont été relayés sur les réseaux sociaux. C’était le cas d'un prétendu converti à l’Islam de 32 ans, photo à l'appui. Sauf que la personne sur la photo n'était pas Stephen Paddock mais bien Sam Hyde un comédien satirique affilié aux néo-nazis américains et spécialiste des hoax. Ce n'est pas la première fois qu'on accuse cet acteur de l'extrême droite. C'était déjà le cas lors des tueries de San Bernardino et d'Orlando.

Autre faux tueur désigné après la tuerie, un certain Geary Danley, une victime prise au hasard sur les réseaux sociaux. Selon les nombreux faux articles qui le pointait du doigt, ce Geary Danley avait liké sur Facebook plusieurs pages anti-Donald Trump. Autant dire une cible de choix pour l’Alt-right (l'extrême droite américaine) qui n’hésite pas à jeter en pâture des noms et des informations personnelles sur des individus sans lien avec les faits qu’on leur reproche. Et cette pratique elle porte un nom : Le doxxing.

Google continue de relayer les "fake news"

Mashable explique qu’en tapant le nom de Geary Danley sur Google Actualités, plusieurs liens renvoyaient hier directement vers le site à l'origine de cette fausse information. Ce qui veut dire que l'algorithme lancé par Google pour lutter contre les "fakes news" ne fonctionne pas. Voilà donc de quoi s’interroger une fois de plus sur la responsabilité de Google et d’autres géants du web dans la propagation des informations non-vérifiées, erronées ou complotistes.

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