Les applications pour draguer grâce à son smartphone se multiplient

Equipé de son smartphone "dernier cri" Vincent fait partie des nouveaux rois de la drague. Sa technique est aussi récente que son outil. Elle passe par la géolocalisation, une sorte de GPS intégré au téléphone. Une fois la victime repérée il suffit de la contacter via une application téléchargeable. On n’a plus besoin de Facebook ni de numéro de GSM pour attaquer.

La méthode a de plus en plus la cote auprès des jeunes. "On n’est pas obligé de subir les interventions de certaines personnes un peu exaspérantes" témoigne ainsi une étudiante de 22 ans.

Bars à potentiel

La drague via smartphone n'est pas infaillible. Mais, grâce à leur côté pratique, les applications spécialisées se multiplient. Des étudiants de l'ULB ont même décidé de créer la leur. Sacha Schmitz, fondateur de Firstsight.be en explique le fonctionnement : "Il suffit d’entrer son prénom, son âge, son genre et son orientation sexuelle. L’application mobile enregistre en un flash la localisation et l’heure. Si un groupe d’amis hésite entre deux bars, ils pourront regarder sur une carte dans quel bar il y a le plus de ‘potentiel’, c’est-à-dire celui où le plus de flashes auront été créés".

Au-delà de la drague, il y a le business : ces applications sont avant tout un moyen de capter du sponsoring. L'application séduira-t-elle des millions de personnes ? Il est un peu tôt pour le dire. Pour l'instant la formule est testée sur Bruxelles, une ville où les résultats sont assez encourageants.

T. Rorive

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