Le succès de la mini-caméra embarquée pour filmer ses exploits sportifs

André Blanc, moniteur de l'ESF (Ecole du ski français), fait du snowboard avec une mini caméra "Go Pro" sur son casque, le 9 mars 2012 à l'Alpe d'Huez.
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André Blanc, moniteur de l'ESF (Ecole du ski français), fait du snowboard avec une mini caméra "Go Pro" sur son casque, le 9 mars 2012 à l'Alpe d'Huez. - © Jean-Pierre Clatot

Fixer une mini-caméra embarquée sur un casque, un ski ou un VTT afin de se filmer dans les conditions les plus extrêmes fait fureur parmi les sportifs, qui s'en servent pour partager leurs exploits sur les réseaux sociaux.

"C'est une explosion depuis cet hiver. On est passé d'une vente par semaine à une par jour, quand ce n'est pas deux ou trois", se réjouit André Blanc, moniteur de ski et vendeur de caméras à la station de l'Alpe d'Huez (Isère).

Détrôné le bon vieux caméscope de papa, la mini-caméra embarquée, légère, étanche, simple d'utilisation et pas plus grande qu'un paquet de cigarette est désormais le gadget indispensable des adeptes de sports plus ou moins extrêmes.

Juchée telle une lampe frontale sur le casque d'un skieur, elle permet à ce dernier de faire revivre sa descente avec le maximum de frissons. Vendue avec différents types de fixation, elle peut être accrochée presque partout : au bout d'un ski ou d'un surf, sur un bâton, ou un baudrier ou encore pendue à la voile d'un parapente.

Une révolution

La caméra la plus connue, fabriquée par l'américain GoPro, dispose d'un grand angle de 170°, favorisant les vues de très près comme le visage de l'utilisateur, et d'une grande profondeur de champ, pour filmer le paysage alentour.

"C'est une caméra passe-partout qui permet de filmer n'importe où, quelles que soient les conditions et le sport que vous faites", s'enthousiasme, Laurent, vendeur au Vieux Campeur, qui ne part jamais sans elle en randonnée.

"C'est incroyable, quand ils ont sorti ça, j'en revenais pas", approuve Antoine Boisselier, réalisateur de documentaires de sports extrêmes.

"Avant, ça pesait un kilo, il fallait une minerve pour filmer avec", se souvient-il.

Des prix démocratisés

Vendue à un prix relativement abordable (entre 150 et 350 euros, selon la qualité du matériel), la mini-caméra embarquée devient un accessoire de moins en moins élitiste.

"C'est un vrai phénomène, tout le monde se filme avec pour une descente à ski, un vol en parapente", dit Antoine Boisselier.

"Ca s'est tellement démocratisé qu'il y a énormément de films de mauvaise qualité" sur les sites de partage de vidéo comme YouTube ou Dailymotion, tempère-t-il aussi.

Le gadget est même de plus en plus utilisé par des professionnels de la montagne, guides ou moniteurs de ski, qui en font un outil pédagogique pour montrer à leurs clients les progrès réalisés.


AFP