Le street-art: un art illégal devenu un vrai marché en dix ans

Dans le top 10 des artistes dont les œuvres se sont vendues le plus cher l'année dernière, quatre sont des street artistes. Dans ce domaine, Banksy est l'illustration la plus spectaculaire du succès du street art. Un marché alimenté par les réseaux sociaux notamment. Un art du spectacle, un art où l'on fait parler de soi. Récemment, on a beaucoup parlé du tableau de Banksy qui s'est autodétruit après avoir été vendu un million d'euros dans une galerie londonienne.

20.000 visiteurs en mois au Strokar Inside 

En plein cœur d'Ixelles, une exposition éphémère dédiée à l'art urbain fait le plein de visiteurs. Le lieu est atypique: il s'agit du parking d'un ancien supermarché. Une fois encore, c'est une démonstration de l'attrait pour le street-art.

Dans les galeries d'art, c'est le même constat. Des tableaux qui se vendaient déjà 20.000 dollars en 2010 s'échangent aujourd'hui à 40.000 dollars. "Il y a une vraie demande assez nouvelle. On a compris que ce n’était pas une mode mais que c’était vraiment une culture beaucoup plus large. On voit que c’est un mouvement qui a élargi la base des collectionneurs donc cela crée finalement un tsunami qui petit à petit rentre dans le marché.", estime Raphaël Cruyt, galeriste.

Le street-art, c'est l'éphémère de la rue, mais aussi des peintures de plus en plus monumentales. Une des façades du centre culturel de Jette est désormais complémentement décorée. Il s'agit d'une commande faite par la commune. Les pouvoirs publics ou les privés se rendent comptent de l'intérêt du street-art, un pôle d'attraction mais aussi l'un des marchés les plus porteurs du monde de l'art.

Newsletter info

Recevez chaque matin l’essentiel de l'actualité.

OK