Le site de Charlie Hebdo piraté par des Turcs, sans lien avec "l'attaque"

Le groupe de hackers turcs Akincilar revendique ce jeudi le piratage du site internet de Charlie Hebdo. Leur mission : "Combattre les publications qui attaquent nos croyances et nos valeurs morales", peut-on notamment lire dans un message transmis à nos confrères du Nouvel Observateur. 

En l'occurrence, le site de Charlie Hebdo a été la cible des hackers après "cet affront à nos valeurs religieuses. Puisqu'il (le site) est méprisant envers notre prophète, nous avons mis notre contenu sur la page d'accueil pour protester". Leur "contenu" diffusé est le suivant: "Vous maltraitez le prophète Mahomet avec des dessins honteux et dégoûtants en prétextant la liberté d'expression". Et de menacer : "Nous serons votre malédiction sur le cyberespace". Bref, le numéro intitulé "Charia Hebdo" est clairement visé.

Le groupe de hackers Akincilar n'en est apparemment pas à son coup d'essai. Ils revendiquent l'attaque de nombreux sites ayant, selon eux, "insulté notre prophète". Mais aussi des sites "qui attaquent nos valeurs religieuses", "des sites pornographiques et satanistes". Des attaques qui ne sont pas faites au hasard, précise encore le groupe dans leur message. 

Mais Akincilar affirme ne pas soutenir les attaques violentes. Le groupe précise donc qu'il n'a "rien à voir avec l'agression au cocktail Molotov". 

L'hébergeur de charliehebdo.fr menacé de mort

Ce jeudi en milieu de journée, le site de Charlie Hebdo était toujours inaccessible. Il semblerait que l'hébergeur du site ait été menacé de mort. 

La société Bluevision, qui gère l'hébergement du site, l'avait mis hors service suite au piratage. Depuis, la société, basée en Belgique, "ne veut pas le remettre en ligne" car celle-ci "a reçu des menaces de morts", a expliqué à l'AFP Valérie Manteau, journaliste et responsable du site de Charlie Hebdo. 

"Soit la police les rassure et on parvient à les convaincre de le remettre en ligne, soit on change d'hébergeur", a-t-elle ajouté. 

AdC avec le Nouvel Observateur et AFP
Newsletter info

Recevez chaque matin l’essentiel de l'actualité.

OK