Le revue des médias : la presse et le rapport du GIEC

Le rapport du GIEC sort ce lundi. Sa principale conclusion est déjà largement connue : pour éviter des impacts majeurs sur l’humanité, le réchauffement climatique devrait être contenu à +1,5 °C au maximum. C'est le sujet du jour en une de la presse flamande.

"Un monde de différence entre 1,5 et 2 degrés" titre De Standaard.

"Limiter le réchauffement climatique ? Oubliez-ça !" écrit De Morgen.

Seuls des changements rapides, d'une portée considérable et sans précédent dans toutes les composantes de la société pourraient encore limiter le réchauffement.

De Standaard est plus optimiste. "Oui, le réchauffement de la planète peut être limité à 1,5 degré" précise le quotidien. Et il est même judicieux de faire preuve de bon sens économique et tout faire pour protéger la planète. La tâche est énorme et rien ne dit que nous pourrons transformer l'économie et nos modes de vie à temps.

Dans son édito, Karel Verhoeven voit un moyen efficace : "Augmentons considérablement le prix du carbone. C'est simple, efficace et juste. Cela pourrait faire bouger les lignes dans le monde économique et financier."

A la lumière d'une bougie, La Libre propose en UNE ses solutions pour économiser l'électricité. Il s'agit dans ce cas-ci d'un petit manuel de survie en temps de crise électrique à la sauce belge admet le quotidien en titre. La Libre vous rappelle d'ailleurs que la meilleure énergie est celle que l'on ne consomme pas.

Le rapport du GIEC est en tous cas une gifle planétaire écrit Philippe Martin dans L'Avenir. Nous n’en faisons pas assez pour sauver la terre des désastres. L’heure n’est plus aux atermoiements. Tout se joue à un demi-degré près. "Car jusqu’à présent, chacun, à l’échelon individuel et collectif, s’attache surtout à ne pas porter une charge plus importante que le voisin en termes d'effort pour le climat."

"Autrement dit, chacun est prêt à rester dans un train qui déraille, pour autant que les autres y soient aussi !"

Dans le reste de l’actualité, Le Soir s'intéresse aux salaires et bonus des mandataires publics. Le quotidien a épluché les comptes de nombreuses sociétés publiques en Belgique. Les journalistes ont scruté les salaires versés à ceux qui dirigent ces structures.

Même si depuis Publifin et le scandale du Samusocial, les choses ont changé légalement. (Les sociétés publiques doivent par exemple publier les rémunérations et avantages). Malgré cela, la tâche n'a pas été mince pour savoir qui gagnait quoi ...

Le Soir s'est donc donné pour mission de mettre en ligne un outil permettant au contribuable de vérifier pour tout administrateur ou organisme publics, s’ils respectent la transparence exigée sur les rémunérations.

Pour Béatrice Delvaux qui signe l'édito, les textes de loi ne vont pas assez loin, c'est ce que révèle l'enquête en tous cas. "Nombre de sociétés publiques n’ont pas rempli leur nouveau devoir, ou de façon incomplète, ou en trichant". Sans vérification extérieure, c’est l’auto-contrôle qui règne et il a visiblement de grandes limites. "Remunero est donc un bâton derrière la porte pour ceux qui pensent encore pouvoir gérer l’argent public en toute discrétion et ne comprennent pas que s’accrocher au secret des rémunérations est un combat perdu d’avance."

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