Le président chinois Hu Jintao se met au micro-blog

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Le président chinois Hu Jintao a ouvert un compte sur une plate-forme de micro-blogs chinoise dépendant du groupe Quotidien du Peuple et était suivi lundi par plus de 14.000 personnes.

Près de son nom, sur le site Renmin weibo ("Micro-blogs du Peuple", http://t.people.com.cn) récemment ouvert, apparaît un symbole signifiant que l'identité de la personne a été authentifiée.

Le profil, sans photographie, annonce simplement ses titres: secrétaire général du parti communiste, président du pays, président de la Commission militaire centrale.

Aucun micro-blog n'a pour le moment été publié sur ce compte.

Le Global Times, quotidien en anglais appartenant également au groupe du Quotidien du Peuple, l'organe du parti communiste, affirme lundi que l'identité du compte "a été confirmée" par le site dimanche comme étant celle du président chinois.

Quelque 7.000 personnes suivaient le compte de Hu Jintao dimanche vers 18H00 (10H00 GMT), selon le journal.

Lundi, dans la matinée, ce nombre avait doublé à 14.273, a-t-on constaté.

"J'ai hâte de communiquer avec le secrétaire général" du parti communiste, écrit un utilisateur.

"Dommage qu'il n'ait encore rien écrit", relève un autre.

Selon le Global Times, des utilisateurs ont qualifié M. Hu "d'ami internaute".

Le quotidien rappelle qu'en juin 2008 Hu Jintao était devenu le premier haut dirigeant chinois à s'adresser directement en ligne à des internautes - via un forum du Quotidien du Peuple.

La Chine exerce un strict contrôle de l'internet. Nombre de sites étrangers y sont bloqués comme le site de socialisation Facebook, de partage de vidéo en ligne Youtube ou celui de micro-blogs Twitter.

Le mois dernier, le moteur de recherches américain Google a lancé un pavé dans la mare en dénonçant la censure en Chine ainsi que les cyberattaques venues de ce pays, visant notamment des comptes de sa messagerie Gmail appartenant à des militants des droits de l'Homme, mais aussi d'autres sociétés. Google a menacé de quitter la Chine.


AFP

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