Le personnel de L'Avenir chahute le salon des mandataires

Le personnel de L'Avenir chahute le salon des mandataires
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Le personnel de L'Avenir chahute le salon des mandataires - © Michal Servais - RTBF

Une délégation d'une soixantaine de travailleurs des Editions de L’Avenir a perturbé ce jeudi matin l’ouverture du traditionnel salon des mandataires publics, à Marche-en-Famenne. Ils ont d’abord rencontré le gouvernement wallon, qui tenait son conseil des ministres hebdomadaire en marge de cet événement.

Ils ont ensuite manifesté devant le stand des Pouvoirs locaux et celui tenu par la Province de Liège, l’actionnaire majoritaire de l’intercommunale Enodia (ex-Publifin), dont la filiale Nethys est propriétaire de groupe de presse.

L’Avenir est par ailleurs touché par des arrêts de travail de ses journalistes aujourd’hui. Une décision prise mercredi à l’issue d’une assemblée générale du personnel, "face à l’obstination de la direction et à sa volonté de décider de licenciements non volontaires".

Pour rappel, un plan de restructuration est sur la table depuis la fin de l’année dernière. Après négociations, la direction du groupe envisage le départ de 45 équivalents temps plein sur base volontaire, dont 2/3 de journalistes.

Mais le nombre de volontaires étant trop faible, des licenciements secs sont à prévoir. Et selon le personnel, une "liste de noire" de journalistes "gênants" circulerait, ce que dément la direction.

Durant l'après-midi, la direction des Éditions de l'Avenir a demandé à rencontrer les permanents syndicaux avec lesquels elle a signé la convention de restructuration. Elle affirme n'avoir ajouté à cet accord aucune clause sur des licenciements secs. Ils figuraient dans le document initial, assurent l'Administrateur délégué et le CEO.
Si cela est exact, la responsabilité des permanents syndicaux est engagée. Ils ont en effet présenté au personnel un accord qui ne comportait pas cette possibilité d'opérer des licenciements secs.
Les journalistes expliquent donc que l'accord brandi par la direction a été signé sur foi d'un texte biaisé. La grève n'est d'ailleurs pas levée et aucun journal ne sera déposé dans les boîtes demain.

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