Le mégalodon, requin géant, a été victime de la première extinction de masse liée... aux glaciers

Le mégalodon, requin géant, a été victime de la première extinction de masse liée... aux glaciers
Le mégalodon, requin géant, a été victime de la première extinction de masse liée... aux glaciers - © Tous droits réservés

Il a disparu il y a plus de 2 millions d'années, et pourtant, il continue de passionner: le mégalodon continue de faire l'objet de nombreuses recherches, sur Google pour les internautes amateurs mais dans les fossiles par les chercheurs.

Plusieurs raison à cela: d'une part, les attaques fréquentes de requins dans des endroits comme le large de l'île de la Réunion, et les fictions qu'elles inspirent, conservent dans l'imaginaire collectif l'image de ces squales comme l'un des derniers superprédateurs de l'homme. D'autre part, les scientifiques tentent toujours de comprendre comment le plus grand d'entre eux, qui mesurait près de 20 mètres et devait ressembler au "grand requin blanc" a disparu si brusquement.

Mais si l'on en croit l'article paru cette semaine dans la revue Nature, les chercheurs de l'Université de Zurich pensent qu'ils ont désormais une explication à ce mystère. On évoquait jusqu'ici le déclin de ces proies, l'apparition de nouveaux prédateurs ou changements climatiques.

Première extinction de masse

Les chercheurs balancent vers cette dernière piste, mais avec une explication plus complète: en étudiant les fossiles, les chercheurs ont conclu que le mégalodon n'a en effet pas été  la seule créature à disparaître pendant cette une période appelée pliocène. Ce serait même près d'un tiers des plus grands animaux marins de l'océan, y compris les requins, les baleines, les oiseaux de mer et les tortues marines, qui se seraient éteints il y a entre deux et trois millions d'années.

Les auteurs parlent de la première extinction de masse, qui a touché la faune marine, qui y aurait perdu 55% de sa diversité! La rapide formation de glaciers et les modifications de niveau de la mer qu'ils ont entraîné pourrait être à la base de ces disparitions.

On voit bien tout l'intérêt de la recherche et ses conséquences sur les phénomènes actuels:  "Nos modèles ont démontré que les animaux à sang chaud en particulier étaient plus susceptibles de disparaître", a déclaré le Dr Pimiento. Cette étude montre que la mégafaune marine était beaucoup plus vulnérable aux changements environnementaux mondiaux dans le passé géologique récent qu'on ne l'avait supposé, et ce en particulier pour les grands animaux à sang chaud".

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