Le journal du web: exode d'une réfugiée syrienne, réseaux sociaux en Iran, photo d'une famille belge après les attentats de Barcelone

De Kobané à Vienne: le périple de Rania, réfugiée syrienne

Rania a vingt ans. Elle a fui Kobané, ville ravagée par le groupe terroriste Etat Islamique. La jeune fille a quitté sa maison pour passer la frontière turque. Elle a ensuite connu la boue des camps de réfugiés, la peur de la traversée de la mer, l'inconscience des passeurs. Une fois en Europe, la migrante kurde a été confrontée à un autre type de brutalité : celle des policiers qui tentent de renvoyer les candidats réfugiés en Turquie. Un parcours parsemé d'embûches, que Rania raconte par le biais d'une vidéo qui retrace tout son exode.

La vidéo laisse percevoir toutes les émotions qui ont traversé ce voyage tumultueux. Finalement, Rania trouvera refuge en Autriche. Avec son documentaire, elle aura pu ouvrir les yeux sur ce que vivent les migrants qui fuient la guerre. La vidéo dure 22 minutes, elle a été publiée par le journal The Guardian et compte déjà près de 80 000 vues.

Attentats en Espagne: la photo d'une famille belge fait le tour du monde

La photographie a été prise sur la Rambla, par un journaliste de l'agence Associated Press, juste après l’attaque terroriste. Le cliché capture la course d'une famille belge pour se réfugier dans un restaurant.

L'inquiétude se lit clairement sur le visage des enfants. Les parents tentent de les protéger, de les rassurer, alors qu’eux-mêmes sont, sans aucun doute, envahis par l'angoisse. Si cette photo a été autant relayée, c’est parce qu’elle véhicule quelque chose d’universel. Le cliché a fait le tour de la presse internationale. La famille est à présent de retour en Belgique, saine et sauve.

Twitter peut-être bientôt débloqué en Iran

Le réseau social Twitter est interdit en Iran depuis les manifestations contre le régime en 2009. Pourtant, Twitter est utilisé par de nombreux dirigeants, notamment le guide suprême Ali Khamanei, le ministre des affaires étrangères Mohammad Javad Sharif, mais aussi le président Hassan Rohani. Et ils ne sont pas les seuls. De nombreux iraniens utilisent les VPN, les réseaux privés virtuels. Ces réseaux permettent de localiser l’ordinateur dans un endroit où les réseaux sociaux sont autorisés, pour déjouer l'interdiction et pouvoir se connecter.

Bientôt, ce genre de parade pourrait devenir inutile. Les autorités iraniennes sont en discussion avec Twitter pour débloquer le réseau social. L’Iran est arrivé à la conclusion que Twitter n’était "pas un réseau immoral".

Newsletter info

Recevez chaque matin l’essentiel de l'actualité.

OK