Le Japon va pirater les appareils connectés de ses citoyens

L'Internet of Things (IoT) surfe sur la vague du succès dans tous les domaines.
L'Internet of Things (IoT) surfe sur la vague du succès dans tous les domaines. - © JOSEP LAGO - AFP

D'ici quelques jours, l'Institut japonais des technologies de l'information et de la communication va tester la fragilité des systèmes de 200 millions d'appareils connectés à internet. L'objectif ? Améliorer leur sécurité face aux hackers. 

Le 25 janvier dernier, le gouvernement japonais a approuvé l'amendement autorisant le piratage de millions d'objets connectés dans le pays, selon CNN. Caméra, routeurs et autres objets des maisons connectées seront testés afin de vérifier leur fiabilité face au piratage. L'opération débutera ce 20 février.

Mission Jeux olympiques 2020

Ce nouvel amendement a été approuvé dans le cadre des préparatifs des Jeux olympiques de Tokyo de 2020. Le Japon souhaite analyser la fiabilité des objets connectés avant le début des olympiades. Cette mesure assurerait le bon déroulement de l'événement sportif. 

Si cette précaution est mal vue par la plupart des Japonais, le gouvernement insiste pourtant sur sa nécessité. En 2018, les Jeux olympiques d'hiver de Pyeongchang en Corée du Sud ont été la cible de cyber-attaques. Par ailleurs, plus de la moitié des piratages enregistrés dans le pays en 2016 concernaient ces objets connectés. De quoi inquiéter sérieusement les autorités du pays. 


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Lors des ces attaques virtuelles massives, les hackers testeront principalement la complexité des mots de passe utilisés. Les propriétaires des objets avec les codes les plus basiques, comme "1234", seront notifié qu'ils ont été piratés. Le gouvernement japonais espère une contribution de la part de ses citoyens afin de renforcer le réseau d'ici août 2020. 

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