Le Conseil de l'Europe saisi pour dénoncer une campagne de harcèlement ciblant Florence Hainaut

Le Conseil de l'Europe saisi pour dénoncer une campagne de harcèlement ciblant Florence Hainaut
Le Conseil de l'Europe saisi pour dénoncer une campagne de harcèlement ciblant Florence Hainaut - © Jean-Michel CLAJOT www.jmclajot.net

La Fédération européenne des journalistes (FEJ) et la Fédération internationale des journalistes (FIJ) ont saisi vendredi le Conseil de l’Europe, via la Plateforme pour la sécurité des journalistes, pour dénoncer la campagne de harcèlement en ligne visant actuellement Florence Hainaut.

Cette plateforme permet au Conseil de l’Europe de faire le lien avec les États. Dans le cas présent, l’ambassadeur de la Belgique auprès du Conseil de l’Europe sera ainsi mis au courant du dossier et devrait y donner suite en apportant une réponse à l’alerte, explique Ricardo Gutiérrez, secrétaire général de la FEJ.

Commentaires insultants et diffamatoires après une opinion sur le foulard islamique

Les harcèlements en ligne à l’égard de la journaliste Florence Hainaut ont débuté à la suite de la publication d’un article d’opinion sur le port du foulard islamique sur le site internet du journal Le Soir samedi dernier.

"Des dizaines de commentaires insultants et diffamatoires ciblant la journaliste ont été postés sur les réseaux sociaux Facebook et Twitter", expliquent la FEJ et la FIJ dans leur alerte. "Le profil Facebook Laplume Kalam, page collective d’une organisation qui se présente comme 'L’Observatoire des Fondamentalismes à Bruxelles', a posté des messages accusant la journaliste 'd’avoir des accointances avec l’islam politique ou des mouvements fondamentalistes anti-démocratiques' et d’être tombée 'dans les bras des Frères Musulmans'. La journaliste a consulté le collectif Fem&L.A.W. pour envisager sa défense en justice."

Nous dénonçons tous les cas similaires

Au vu des faits, "nous avons contacté Florence Hainaut et proposé de déposer une alerte", souligne Ricardo Gutiérrez. "Nous dénonçons tous les cas similaires car nous estimons qu’il ne faut pas laisser sans suite la moindre violation de la liberté de la presse."

"C’est très grave de discréditer un journaliste sur base de rumeurs et cela peut parfois conduire à des actes de violence" à l’égard de la personne visée, estime encore Ricardo Gutiérrez.

Depuis son lancement en décembre 2014, la Plateforme pour la sécurité des journalistes du Conseil de l’Europe a enregistré 769 alertes (dont 24 concernant la Belgique) émanant d’une ou plusieurs des 14 ONG internationales et associations de journalistes partenaires. Tous pays confondus, la responsabilité de l’État était pointée dans 60% des cas de violation.

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