Lanceurs d'alerte: quand Edward Snowden se moque de François Hollande

Suite aux révélations issues de l'analyse des "Panama Papers", le président français François Hollande s'est réjoui des "rentrées fiscales" qu'elles allaient permettre de récupérer. Il a remercié les journalistes qui ont mis au jour les fraudes fiscales massives présumées effectuées par certains citoyens français.

Il a également remercié tout particulièrement les "lanceurs d'alerte" et a affirmé qu'ils devaient être "protégés" car "ils font un travail utile et prennent des risques".

Une affirmation qui a dû sonner étrangement aux oreilles de "whistleblowers" célèbres comme Edward Snowden ou Julian Assange.

Ces deux lanceurs d'alerte ont en effet, en leur temps, sollicité l’asile politique en France. Leurs demandes ont systématiquement abouti à un refus des autorités de l'Hexagone.

Il n'en fallait pas plus à un Edward Snowden, goguenard, pour moquer la position soudainement volontariste du président français. En un tweet d'un seul mot, il a exposé toute la contradiction entre la posture de la France et les actes de son gouvernement. 

"Vraiment?", s'est-il contenté de commenter, en français dans le texte, en retweetant la déclaration du chef d'Etat.

Au-delà de la boutade, la question mérite d'être posée. Il y a bien un texte de loi en préparation en France, mais celui-ci ne concernera que la protection des lanceurs d'alerte du secteur économique, comme l'explique Rue89.

Ce qui n'est, rappelons-le, pas le cas de Julian Assange ou Edward Snowden.

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